En Bref - France : la Turquie, principale motivation du "non" à la Constitution européenne [FR]
L'hostilité à l'adhésion de la Turquie est la première raison invoquée par les opposants à la Constitution européenne pour justifier leur choix en faveur du "non" lors du prochain référendum, révèle un récent sondage.
L’hostilité à l’adhésion de la Turquie est la première raison invoquée par les opposants à la Constitution européenne pour justifier leur choix en faveur du « non » lors du prochain référendum, révèle un récent sondage.
Parmi les personnnes prêtes à se prononcer pour le « non » lors du prochain référendum français sur la Constitution européenne, plus de la moitié indiquent que ce vote servira avant tout à marquer leur hostilité à l’entrée de la Turquie dans l’UE. Tel est l’un des principaux enseignements d’un sondage téléphonique mené par l’institut Ipsos les 4 et 5 mars derniers.
La question turque n’est pas le seul argument invoqué par les opposants à la Constitution, qui sont 25% à considérer qu’une victoire du « non » permettrait de renégocier le texte, et encore 25% à justifier en premier lieu leur vote par le désir d’exprimer leur rejet d’une Europe « trop libérale sur le plan économique ».
Un quart des partisans du « oui » justifient leur adhésion à la Constitution en mettant en avant le fait que celle-ci constitue « une étape historique dans le processus vers une Europe politique ». Ils sont 24% à souligner que le texte permet d’effectuer « une avancée sur le plan de l’Europe sociale ».
Parmi les personnes ayant annoncé leur intention de s’abstenir, une majorité souligne la complexité des enjeux, tout en déplorant le manque d’information sur le sujet.
Selon le sondage, le oui l’emporterait avec 60% des voix si le référendum avait lieu aujourd’hui. Ce résultat fait apparaître une légère remontée du « oui », qui gagne un point par rapport à un précédent sondage organisé au mois de janvier.