Emmanuel Macron veut « concrétiser la perspective » de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN
Mercredi (28 juin), le président français semble avoir soutenu l'appel ukrainien et des alliés orientaux de donner à l'Ukraine un chemin « concret » d'adhésion à l'OTAN après la guerre.
Mercredi (28 juin), le président français semble avoir soutenu l’appel ukrainien et des alliés orientaux de donner à l’Ukraine un chemin « concret » d’adhésion à l’OTAN après la guerre.
Dans leur déclaration de Bucarest de 2008, les membres de l’OTAN ont promis à l’Ukraine et à la Géorgie qu’elles rejoindraient un jour l’alliance militaire occidentale. En septembre dernier, l’Ukraine a déposé sa candidature à l’adhésion à l’OTAN. Plusieurs États membres de l’OTAN avaient alors soutenu la démarche, tandis que d’autres étaient hésitants ou ont refusé de prendre position.
« Il nous faudra aussi définir un chemin pour concrétiser la perspective d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, que nous avions ouverte en 2008 à Bucarest », a déclaré M. Macron, qui s’exprimait aux côtés du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, au palais de l’Élysée à Paris.
Les membres de l’OTAN sont confrontés au défi de garder leurs distances par rapport à la promesse d’adhésion à terme sans laisser l’Ukraine face à un vide décisionnel.
Jusqu’à présent, il existe un accord tacite selon lequel il est peu probable que Kiev rejoigne l’OTAN alors qu’elle est toujours en guerre.
« La question [de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN] ne se pose pas pour une réponse immédiate » avait déclaré une source de l’Elysée à des journalistes, dont EURACTIV, au début du mois.
« Les décisions que nous aurons à y prendre [à Vilnius] nous engagent pour les années à venir. Je pense en premier lieu au soutien à l’Ukraine, que nous devons inscrire dans la durée » a souligné le président français. « Plus [l’Ukraine] pourra reprendre des territoires, plus elle sera en position de force à la table des négociations », a ajouté Jens Stoltenberg.
Les membres de l’OTAN ont cherché à savoir comment ils pouvaient fournir une aide durable à l’Ukraine et élaborer des accords de sécurité pour s’assurer que l’Ukraine soit en mesure de dissuader toute attaque ou de s’en défendre.
Entre-temps, les membres de l’OTAN ont décidé d’améliorer leurs relations avec l’Ukraine en créant un Conseil OTAN-Ukraine, où toutes les parties autour de la table sont considérées comme égales.
Outre la perspective institutionnelle de l’adhésion à l’OTAN, M. Macron a souligné que les alliés aident l’Ukraine « à la réforme des forces armées ukrainiennes, favoriser interopérabilité avec les forces de l’alliance et apporter un soutien dans le secteur non létal ».