Elisabeth Borne ne se soumettra pas à un vote de confiance à l’Assemblée nationale

Alors que la Première ministre Elisabeth Borne a dévoilé lundi (4 juillet) son gouvernement, elle ne « sollicitera pas la confiance des parlementaires » à l’issue de son discours de politique générale de mercredi (6 juillet), déclare Olivier Véran.

Euractiv France
French legislative elections
La Première ministre, Elisabeth Borne, dont le nouveau gouvernement a été nommé lundi (4 juillet). [EPA-EFE/LUDOVIC MARIN / POOL MAXPPP OUT]

Alors que la Première ministre Elisabeth Borne a dévoilé lundi (4 juillet) son gouvernement, elle ne « sollicitera pas la confiance des parlementaires » à l’issue de son discours de politique générale de mercredi (6 juillet), déclare Olivier Véran.

Le discours de politique générale a comme but la présentation de la feuille de route du nouveau gouvernement aux parlementaires. Exercice avant tout symbolique, il peut se conclure par un vote de confiance des parlementaires, à la discrétion de la Première ministre.

Comme le veut la tradition, Mme Borne avait présenté sa démission à la suite des élections législatives — refusée par le président Emmanuel Macron, qui l’avait, plus tard, chargée de former un « gouvernement d’action ».

Alors que le gouvernement doit se satisfaire d’une majorité relative sans réel espoir de coalition avec d’autres partis, le nouveau porte-parole du gouvernement Olivier Véran a expliqué, au sortir du premier Conseil des ministres du gouvernement Borne II, que « nous ne sommes pas certains que les conditions de cette confiance auraient été réunies ».

Les forces d’opposition n’ont pas attendu pour monter au créneau et dénoncer un « fait du prince », selon Adrien Quatennens, député La France Insoumise. « [Emmanuel] Macron s’assied sur l’Assemblée et donc sur le vote des Français », a-t-il ajouté sur LCI.

La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a annoncé sur Twitter que son groupe déposerait une motion de censure mercredi. Celle-ci a peu de chances d’aboutir — une majorité absolue des inscrits est nécessaire pour faire tomber le gouvernement et l’alliance de tous les groupes d’opposition autour du même texte n’est pas à l’ordre du jour.

De nombreux sujets seront sur la table des nouveaux ministres d’ici l’été. Le gouvernement a déjà annoncé qu’un projet de loi « Pouvoir d’achat », à l’étude depuis plusieurs mois, sera présenté en conseil des ministres jeudi (7 juillet).

La Première ministre devrait aussi présenter un projet de loi « maintenant provisoirement un dispositif de veille et de sécurité sanitaire en matière de lutte contre la Covid-19 », alors que les cas de contamination continuent d’augmenter considérablement depuis mi-juin.

[Edité par Davide Basso]