Elections anticipées en Espagne
Le gouvernement de gauche espagnol a demandé aujourd'hui (29 juillet) la tenue d'élections anticipées en novembre, quatre mois avant la date prévue, afin de tirer profit d'un léger changement de l'opinion révélé par les sondages.
Le gouvernement de gauche espagnol a demandé aujourd'hui (29 juillet) la tenue d'élections anticipées en novembre, quatre mois avant la date prévue, afin de tirer profit d'un léger changement de l'opinion révélé par les sondages.
« Je pense que le moment est venu d'annoncer la tenue d'élections générales […] qui auront lieu le 20 novembre », a déclaré le premier ministre, José Luis Rodríguez Zapatero, lors d'une conférence de presse vendredi.
Les observateurs politiques avaient prévu que les socialistes profiteraient d'une remontée dans les sondages et d'une baisse du taux de chômage pour demander des élections anticipées.
L'opposition conservatrice, menée par Mariano Rajoy, devrait selon toute vraisemblance remporter le scrutin, mais les analystes affirment que la question est de savoir dans quelle mesure ils le remporteront.
La dette espagnole est dans la ligne de mire des marchés financiers depuis que l'agence de notation de crédit Moody's a déclaré envisager de dégrader sa note. L'agence a justifié sa décision par la faible croissance économique du pays et les dépenses régionales incontrôlées, qui représentent de vrais défis pour la quatrième économie de la zone euro.
Toutefois, les économistes doutent qu'une élection à elle seule, même si elle donne lieu à la mise en place d'un nouveau gouvernement plus stable, calmera les marchés (voir « Réactions »).
M. Zapatero, peu populaire dans le pays, est considéré comme un dirigeant faible depuis qu'il a décidé de ne pas se représenter et que les socialistes ont perdu les élections régionales en mai.
L'ancien ministre de l'intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a par la suite été désigné comme le candidat du Parti socialiste.
Un sondage réalisé du 4 au 11 juillet par le Centre d'investigations sociologiques a révélé que les socialistes, menés par M. Rubalcaba, recevraient 36 % des suffrages contre 43,1 % pour le Parti populaire.
Les résultats de ce sondage ont montré que les socialistes s'étaient rapprochés du Parti populaire de 3 points de pourcentage par rapport au sondage du mois d'avril depuis que M. Rubalcaba a annoncé qu'il briguerait le poste de premier ministre.
Selon ce sondage toujours, 81,5 % des personnes interrogées font peu confiance à M. Zapatero.
EURACTIV avec Reuters– Article EURACTIV traduit de l'anglais par Amandine Gillet