Election néerlandaise : bon score attendu des anti-islamistes
Le Parti de la Liberté néerlandais d'extrême droite, dirigé par l'islamophobe controversé Geert Wilders, devrait obtenir de bons résultats électoraux lors des élections générales à venir avec une chance de devenir le parti majoritaire des Pays-Bas, selon les derniers sondages.
Le Parti de la Liberté néerlandais d'extrême droite, dirigé par l'islamophobe controversé Geert Wilders, devrait obtenir de bons résultats électoraux lors des élections générales à venir avec une chance de devenir le parti majoritaire des Pays-Bas, selon les derniers sondages.
Avec l'élection générale prévue pour le mercredi 9 juin, les principales formations politiques s'inquiètent de voir le parti pour la liberté devenir une force majeure dans le nouveau Parlement néerlandais.
Le parti de Geert Wilders, qui a remporté seulement 9 sièges lors de l'élection de 2006, pourrait même devenir le plus grand parti en Hollande, d'après les sondages.
Un sondage de février réalisé par le sondeur Maurice de Hond a montré que le parti anti islamiste pourrait obtenir une majorité de 26 sièges lors de la prochaine élection générale, devant les démocrates chrétiens (25) et les libéraux (23).
Le parti pour la liberté a eu de très bons résultats lors des élections européennes de 2009, remportant 4 sièges néerlandais sur 25.
Lors des élections municipales de mercredi (3 mars), le parti est arrivé en tête dans la ville d'Almere, et est arrivé second dernière le parti travailliste dans la capitale politique néerlandaise La Hague.
Le parti, qui se décrit lui-même comme anti-musulman, veut suspendre pendant 5 ans l'immigration en provenance des pays non occidentaux, et une suspension de 5 ans des financements alloués aux mosquées et aux écoles islamiques.
M. Wilders s'est exprimé depuis le Get-Down Café à Almere après la victoire de mercredi sur le fait que les Musulmans ne doivent pas avoir peur du parti pour la liberté.
S'ils se conforment à la loi, alors ils ont les mêmes droits que n'importe qui d'autre, et n'ont pas de raison d'être inquiets, a-t-il soutenu.
Le grand perdant du scrutin à venir sera certainement le premier ministre sortant Jan-Peter Balkenende, qui a été au pouvoir pendant 8 ans et a été un sérieux candidat pour le poste de président du Conseil de l'UE, qui est finalement revenu à Herman Van Rompuy.
Les eurodéputés danois contactés par EURACTIV ont confirmé que les victoires de M. Wilders étaient considérables et inquiétantes.
Ils organiseront des débats à Bruxelles sur la façon dont ils essaieront de réconcilier leur gouvernement de coalition afin d'empêcher une remontée trop importante de la droite, d'après des sources proches du pouvoir législatif.