Elan de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne pour réduire les émissions de CO2
L'Union européenne devrait réduire davantage ses émissions de gaz à effet de serre pour dépasser l'objectif actuel de diminution de 20 % d'ici 2020, selon les ministres de l'environnement de sept Etats européens, dont la Grande-Bretagne et l'Allemagne.
L'Union européenne devrait réduire davantage ses émissions de gaz à effet de serre pour dépasser l'objectif actuel de diminution de 20 % d'ici 2020, selon les ministres de l'environnement de sept Etats européens, dont la Grande-Bretagne et l'Allemagne.
De telles réductions ne contribueraient pas seulement à protéger le climat mais mettraient également l’Europe à l’abri de futures envolées du prix du pétrole, peut-on lire dans une déclaration commune des ministres français, anglais, mais aussi espagnol, danois, portugais, suédois et grec.
Cette déclaration survient en amont d’une réunion des 27 ministres européens de l’environnement qui se tient aujourd’hui (14 mars) à Bruxelles, et une semaine après la présentation par la commissaire chargée de l’action pour le climat, Connie Hedegaard, d’une stratégie pour un projet à faible coût visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 25 % d’ici 2020
« La feuille de route de la Commission démontre […] que nous disposons déjà des outils et des politiques pour réduire les émissions de l’Union de 25 % », peut-on lire dans la déclaration des ministres.
« L’idée d’augmenter cet objectif à 30 % d’ici 2020 s’en trouve donc renforcée », ont-ils ajouté.
L’Europe est profondément divisée sur le bien-fondé d’un réduction accrue des émissions dans le contexte de crise économique, avec notamment de grandes industries telles que celles du métal, qui craignent que l’augmentation des coûts ne les mènent à la faillite.
D’autres industries affirment que la dépendance prolongée face aux importations coûteuses de carburants fossiles constitue une menace plus dangereuse pour l’économie.
« Cela va accroître la résilience du continent face aux pics du prix du pétrole et réduire sa dépendance à l’énergie importée », peut-on lire dans la déclaration des ministres. « Et cela aidera l’Europe à concurrencer les économies émergentes sur les marchés en pleine croissance des produits et des services écologiques ».
Toutefois, il fut difficile de savoir si la déclaration obtenait totalement le soutien des Etats, comme en Allemagne, où tous les services du gouvernement n’ont pas le même point de vue sur la question.
(EURACTIV avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EURACTIV)