Egypte : l’UE fait le minimum
Les dirigeants européens ont plaidé pour une transition qui démarre «maintenant» mais n’ont pas nommément pris position contre le président égyptien Hosni Moubarak.
Les dirigeants européens ont plaidé pour une transition qui démarre «maintenant» mais n’ont pas nommément pris position contre le président égyptien Hosni Moubarak.
Les dirigeants européens ont adopté, vendredi 4 février, une déclaration sur l’Egypte, à l’occasion du Conseil européen. Ils estiment que le processus de transition doit «démarrer maintenant» et appellent les autorités du pays à réformer et à écouter les «aspirations» du peuple égyptien, sans utiliser la répression.
«Toutes les parties doivent montrer de la retenue, éviter une telle violence et commencer une transition régulière basée sur un gouvernement élargi», peut-on lire dans le texte.
Ils affirment que l’«agression» et l’«intimidation» des journalistes est «inacceptable».
Ils demandent que l’Union européenne soutienne le «processus de transformation» de l’Egypte et de la Tunisie, le «renforcement des institutions démocratiques» et de la «justice sociale».
Rien sur Moubarak
Pas une fois le nom du président égyptien, Hosni Moubarak, n’apparaît dans le texte. Ces propos contrastent avec ceux tenus par Barack Obama, mercredi 2 février. Le président américain avait affirmé que la transition démocratique devait «débuter immédiatement».
«Ce qui est clair, et je l’ai indiqué ce soir au président Moubarak, c’est que je crois qu’une transition disciplinée doit être significative, pacifique, et qu’elle devrait être mise en oeuvre dès maintenant», a déclaré M.Obama.
Interrogé plusieurs fois sur la situation égyptienne au cours d’une conférence de presse à l’issue du sommet, Nicolas Sarkozy a réitéré les condamnations des violences à l’égard des journalistes. Il a également répété son soutien aux «aspirations démocratiques» du peuple égyptien. Le président français a cependant refusé de prendre position contre Hosni Moubarak. «Je ne suis pas Egyptien et je n’ai pas à dire qui doit prendre les responsabilités, quand et comment».
Au même moment, devant les journalistes de son pays, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s’est dit favorable à «une transition démocratique sans rupture avec un président comme Moubarak» qui est «un homme sage».