Edition spéciale : le Sommet européen des affaires mettra en exergue le manque de compétences
L'Europe risque de se retrouver à la traîne par rapport à ses concurrents mondiaux, dans la mesure où le manque d'ingénieurs et de scientifiques alimente une baisse de la productivité et une diminution du nombre de contrats commerciaux intérieurs et extérieurs, entendront les délégués présents au Sommet européen des affaires cette année.
L'Europe risque de se retrouver à la traîne par rapport à ses concurrents mondiaux, dans la mesure où le manque d'ingénieurs et de scientifiques alimente une baisse de la productivité et une diminution du nombre de contrats commerciaux intérieurs et extérieurs, entendront les délégués présents au Sommet européen des affaires cette année.
Cette étude sera publiée lors de l'ouverture du sommet, qui aura pour thème : « Europe in the world: leading or lagging » (en français : l'Europe dans le monde : en tête ou à la traîne ?), devant 2000 dirigeants d'entreprises demain et jeudi (18 et 19 mai) à Tour & Taxi à Bruxelles.
Neuf commissaires européens, y compris le président de la Commission, José Manuel Barroso, et le président du Conseil, Herman Van Rompuy, participeront à cet évènement aux côtés des ambassadeurs européens auprès des Etats-Unis, de l'Inde et de la Turquie et des premiers ministres belge, hongrois et qatari.
L'étude, rédigée par l'organisation des employeurs européens BusinessEurope, affirme qu'il arrive de moins en moins de diplômés en sciences et en technologie sur le marché européen en comparaison aux autres secteurs, même dans les pays qui se remettent de la crise.
Des économies fortes qui manquent de compétences
En 2008, en Allemagne avant que la crise ne frappe, il manquait 114 000 personnes qualifiées sur le marché, un nombre qui a diminué durant la récession. Suite à la forte reprise du pays, il manque actuellement 117 000 travailleurs sur le marché depuis le mois de février, peut-on lire dans le rapport.
En Autriche, un pays qui s'est lui aussi bien remis de la crise, 77 % des entreprises affirmaient manquer de travailleurs qualifiés l'année dernière.
Il faut en faire davantage pour redorer le blason des sciences en encourageant les professionnels à se rendre dans les écoles et les enseignants à se faire affecter provisoirement dans des entreprises. Il serait également judicieux de développer des partenariats renforcés entre les entreprises et les institutions de recherche, insistent les rédacteurs du rapport.
Il est demandé aux Etats membres, dans cette étude, d'améliorer la qualité, l'attractivité et les ressources de l'enseignement des sciences et à la Commission d'augmenter la mobilité des chercheurs entre les Etats membres.
Ces résultats seront accompagnés d'un sondage sur le manque de personnel qualifié réalisé par Accenture auprès de 300 directeurs européens pour la Fédération des Entreprises de Belgique.
Débat sur la position mondiale de l'Europe
Avec en toile de fond une croissance léthargique, la crise de la dette souveraine et le vieillissement de la population sur le continent, le sommet abordera l'avenir des relations de l'Europe avec l'Asie, le Brésil, le Moyen-Orient, l'Amérique du Nord, la Russie, la Turquie et l'Ukraine.
Des sessions par thème seront également organisées, dont des débats sur les médias sociaux et les PME, ainsi que deux sessions plénières sur « l'Europe dans le monde » et les opportunités de croissance.
Philippe de Buck, le directeur général de BusinessEurope, a déclaré : « Le neuvième Sommet européen des affaires se concentrera sur la place de l'Europe dans l'économie mondiale… Les défis qui nous attendent sont immenses. La position de l'Europe dans l'économie mondiale d'aujourd'hui est délicate. Les économies émergentes nous mettent la pression ».
Jeremy Fleming
Traduit de l'anglais par EURACTIV