Droits de douane : l’UE doit négocier avec Donald Trump, estime Christine Lagarde
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a recommandé jeudi 28 novembre à l’UE de négocier avec Donald Trump plutôt que de s’engager dans une guerre commerciale face à la menace du président élu d’augmenter les droits de douane sur les importations européennes.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a recommandé jeudi 28 novembre à l’Union européenne (UE) de négocier avec Donald Trump plutôt que de s’engager dans une guerre commerciale face à la menace du président élu d’augmenter les droits de douane sur les importations européennes.
« Je pense qu’il s’agit d’un meilleur scénario qu’une stratégie de représailles pure et simple […], où personne n’est vraiment gagnant », a déclaré la présidente de la BCE, Christine Lagarde, dans une interview accordée au journal britannique Financial Times.
Dans le texte également mis en ligne sur le site de la Banque, elle suggère à l’UE de mettre en place une « stratégie du carnet de chèques » pour éviter l’escalade.
Par exemple, les Vingt-Sept pourraient acheter davantage de gaz naturel liquéfié (GNL) ainsi que du matériel de défense américain qui n’est pas produit en Europe, a-t-elle suggéré.
Durant sa campagne, Donald Trump a comparé l’Union européenne à une « mini Chine » qui abuse des États-Unis en accumulant, année après année, des excédents commerciaux massifs.
Le futur président américain menace de taxer de 10 à 20 % les produits européens entrant aux États-Unis, une mesure protectionniste centrale dans sa politique commerciale.
Mardi 26 novembre, il a annoncé des droits de douane de 25 % contre le Canada et le Mexique, théoriquement protégés par un accord de libre-échange, et une hausse de 10 % des taxes sur les produits venant de Chine.
En cas de « guerre commerciale au sens large », Christine Lagarde prédit « un résultat négatif pour tout le monde » et une « réduction mondiale du PIB ».
Une menace, également, pour la lutte contre l’inflation en Europe ? Les effets sur les prix sont plus « incertains », a nuancé la banquière centrale. Dans certains scénarios, « il peut peut-être y avoir un léger effet inflationniste net à court terme », a-t-elle estimé.