Die Linke fait face à des démissions suite à des désaccords sur la Russie

Deux membres éminents ont annoncé leur retrait du parti de gauche radicale Die Linke après qu'un discours au Parlement critiquant la « guerre économique » de l’Occident contre la Russie a suscité la controverse.

EURACTIV Allemagne
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L’ancien député européen et parlementaire Fabio de Masi a annoncé sa sortie du parti mardi (13 septembre), après qu’Ulrich Schneider, chef de l’association des organisations d’aide sociale, ait fait de même un jour plus tôt. [[EPA-EFE/Sean Gallup]]

Deux membres éminents ont annoncé leur retrait du parti de gauche radicale Die Linke après qu’un discours au Parlement critiquant la « guerre économique » de l’Occident contre la Russie a suscité la controverse.

L’ancien eurodéputé, aujourd’hui député allemand, Fabio de Masi a annoncé sa décision de quitter le parti mardi (13 septembre), après qu’Ulrich Schneider, chef de l’association des organisations sociales, a fait de même un jour plus tôt.

Dans ce discours, prononcé à la fin de la semaine dernière devant le Parlement allemand, l’ancienne cheffe du parti Sahra Wagenknecht a accusé le gouvernement de mener une
« guerre économique sans précédent » contre la Russie. Elle a appelé à mettre fin aux
« sanctions économiques fatales » et à négocier avec Moscou en vue de la reprise des importations de gaz.

Les déclarations de Mme Wagenknecht ont été accueillies par une vague de critiques, y compris de la part de son propre parti.

« Le fait que Die Linke ait laissé Mme Wagenknecht prendre la parole et les choses qu’elle a ensuite proclamées on aurait dû le savoir étaient excessives. J’ai démissionné du parti », a tweeté M. Schneider.

M. De Masi, pour sa part, a déclaré que la controverse autour du discours n’avait pas été
« décisive » dans sa décision, mais a affirmé qu’un « débat nuancé » n’était « plus possible » au sein du parti.

Au cours des dernières années, Die Linke a été confronté à d’importantes divergences au sein du parti. Certains courants du parti ont également été confrontés à des critiques concernant leurs positions sur l’immigration, la pandémie de COVID et, plus récemment, sur les tendances pro-russes.