Di Rupo prend la tête des discussions de coalition belge

Le Roi Albert II a nommé le leader du parti socialiste francophone, Elio Di Rupo, afin que celui-ci mène les discussions sur la formation d’un nouveau gouvernement en Belgique, après que son rival flamand Bart De Wever ait conclu une mission préparatoire hier (8 juillet).  

Elio Di Rupo picnik.jpg
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Le Roi Albert II a nommé le leader du parti socialiste francophone, Elio Di Rupo, afin que celui-ci mène les discussions sur la formation d’un nouveau gouvernement en Belgique, après que son rival flamand Bart De Wever ait conclu une mission préparatoire hier (8 juillet).

 

De Wever, le nationaliste flamand qui est sorti comme le grand gagnant des élections parlementaires belges le mois dernier, a conclu hier une mission explorant les options pour un nouveau gouvernement.

La fin de la mission de De Wever a ouvert la voie à l’appointement par le roi de Di Rupo comme premier ministre temporaire, avec pour tâche la formation d’une coalition dans les prochains mois.

A la place, le roi a confié à Di Rupo une « mission de pré-formation », un nouveau concept qui est à un pas de donner au leader socialiste le poste de premier ministre. En effet, il n’est pas encore clair quels partis vont entrer au gouvernement, alors que les divisions entre francophones et néerlandophones sur le contenu de l’accord de coalition font rage.

Il y a des convergences entre les positions des partis, mais pas encore assez pour former  un gouvernement, a dit De Wever à la chaîne néerlandophone VRT après un entretien avec le roi ce jeudi.

Les discussions se focalisent sur les réformes étatiques qui ont conduit à la chute du gouvernement précédent, à savoir la redéfinition des circonscriptions électorales autour de Bruxelles – qui a un statut bilingue – et la délégation de  pouvoirs complémentaires aux régions, comprenant des discussions délicates sur la sécurité sociale.

Elio Di Rupo devrait essayer de trouver un terrain d’entente entre les futurs partenaires de la coalition dans trois domaines principaux : les ajustements budgétaires, les problèmes socio-économiques et la réforme étatique. Un programme intimidant, écrit le journal francophone Le Soir.

De Wever avait initialement déclaré espérer pouvoir former un nouveau gouvernement au mois d’octobre, à mi-chemin des six mois de la présidence européenne tournante de la Belgique.

S’il devient finalement premier ministre, Di Rupo sera le premier francophone à occuper cette position depuis 1974. Il serait également le premier homosexuel à occuper ce poste dans l’histoire belge.