Des entreprises se prépareraient à la fin de l’euro
Les dirigeants de grands groupes internationaux auraient pris leurs précautions pour faire face à un éclatement éventuel de la zone euro, révèle le Financial Times.
Les dirigeants de grands groupes internationaux auraient pris leurs précautions pour faire face à un éclatement éventuel de la zone euro, révèle le Financial Times.
La dernière option envisagée par les ministres des Finances, mardi 29 novembre, de faire appel au FMI pour sortir de la crise a tout l’air d’un aveu d’impuissance. Il semble évident désormais que la zone euro ne pourra pas régler ses problèmes seule.
Selon un article du Financial Times, les dirigeants d’entreprises seraient nombreux déjà à avoir pris des mesures pour se protéger en cas d’éclatement de la zone euro, inquiets que les dirigeants européens ne maîtrisent plus la situation. Craignant les effets d’une dévaluation, notamment sur le coût des importations, certains grands groupes industriels et des entreprises multinationales mettent en place des «plans de réserve».
Minimiser les risques
Afin de minimiser les risques financiers, ils investissent dans des placements sûrs et limitent les dépenses superflues. Certains étudient également les conséquences légales d’un éclatement de la zone euro sur les contrats commerciaux et les accords de prêts transnationaux.
« Des dirigeants d’entreprises français, italiens et espagnols se sont préparés à des perturbations économiques et financières sévères, mais pas spécifiquement à la fin de l’euro », rapporte le quotidien britannique. Admettre publiquement la possibilité d’un scénario catastrophe ne pourrait que nuire à la stabilité de la zone euro, redoutent-ils.