Des dirigeants italiens en Afrique du Nord pour conclure des accords énergétiques

Pour renforcer son approvisionnement en énergie et faire de l’Italie la capitale énergétique de l’Europe, la Première ministre Giorgia Meloni s’est rendue en Algérie, tandis que le vice-premier ministre Antonio Tajani a visité l’Égypte.

EURACTIV Italie
Japanese Prime Minister Fumio Kishida visits Rome
L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes aurait signalé aux autorités italiennes qu'un bateau menaçait de couler, incapable de faire face à un vent de force 4, a confié une source de Frontex à EURACTIV. [EPA-EFE/ETTORE FERRARI]

Pour renforcer son approvisionnement en énergie et faire de l’Italie la capitale énergétique de l’Europe, la Première ministre italienne Giorgia Meloni s’est rendue en Algérie, tandis que son vice-premier ministre Antonio Tajani s’est envolé pour le Caire.

Mme Meloni est arrivée dimanche (22 janvier) à Alger pour sa première visite bilatérale à l’étranger, qui coïncide avec le 20e anniversaire du traité d’amitié entre l’Italie et l’Algérie, signé le 27 janvier 2003. Au lendemain de la guerre en Ukraine, l’Algérie est devenue le premier fournisseur de gaz naturel de l’Italie.

La visite durera deux jours, au cours desquels plusieurs réunions sont prévues pour discuter de collaborations et d’accords sur l’industrie, l’innovation, les start-ups et les micro-entreprises.

L’énergie sera toutefois au centre des réunions, car l’objectif est de faire progresser le « plan Mattei », qui prévoit la transformation de l’Italie, et en particulier du sud, en une plaque tournante de l’énergie au cœur de la Méditerranée pour toute l’Europe.

Mme Meloni rencontrera le Premier ministre algérien Aimen Benabderrahmane, le ministre algérien de l’Énergie et des Mines Mohamed Arkab et le Président de la République algérienne Abdelmadjid Tebboune. La délégation italienne est composée également du président de la Confindustria, Carlo Bonomi, et du PDG d’ENI (Bureau national des hydrocarbures), Claudio Descalzi.

Au même moment, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani (Forza Italia/ PPE) se trouve en Égypte dans le cadre d’une tournée en Afrique du Nord et au Moyen-Orient visant à promouvoir la stabilisation de la Libye. Ce pays, riche en pétrole et en gaz, est également le principal point de transit des migrants entrant illégalement en Italie. Le Caire est la troisième et dernière étape de cette tournée, après Tunis et Istanbul.

M. Tajani a déclaré que l’Italie aspire à jouer un rôle de premier plan dans la médiation entre les parties libyennes afin de faciliter la tenue d’élections régulières et donc la stabilisation du pays. Il a également souligné l’importance du rôle de l’Égypte « pour la stabilité de toute la région ». Le ministre a été reçu par le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi et doit s’entretenir avec le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry.

Les principaux thèmes abordés ont été la sécurité énergétique, la coopération économique et la stabilité en Méditerranée, notamment en Libye, afin de lutter également contre l’immigration clandestine.

« L’Égypte et l’Italie sont des pays charnières dans la région méditerranéenne. L’Égypte est fière de ses relations historiques étendues et distinctes avec l’Italie au niveau gouvernemental et populaire », a écrit dans un tweet le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, Bassam Rady, prochain ambassadeur d’Égypte à Rome.

« L’Égypte se réjouit de développer les relations bilatérales avec l’Italie, en travaillant avec elle dans le cadre du partenariat solide qui unit les deux pays et sur des horizons plus larges de coopération fructueuse dans tous les domaines et selon des modalités conformes à l’histoire ancienne des deux pays et à leur grande civilisation, pour le bénéfice des deux peuples amis et de l’humanité entière », a déclaré M. Rady à l’agence de presse Ansa.