Démission d’ Ahern : l’espoir renaît pour le référendum sur le traité
Selon des représentants du gouvernement irlandais, l’annonce, de la démission du premier ministre Bertie Ahern le 6 mai prochain pourrait favoriser un vote en faveur du oui lors du référendum sur le traité de Lisbonne en juin.
Selon des représentants du gouvernement irlandais, l’annonce, de la démission du premier ministre Bertie Ahern le 6 mai prochain pourrait favoriser un vote en faveur du oui lors du référendum sur le traité de Lisbonne en juin.
Annonçant de manière inattendue son départ à la sortie du Parlement irlandais, le 3 avril dernier, M. Ahern a souligné qu’il espérait que son départ « recentrera la dynamique politique en Irlande ». Des allégations de corruption ont compromis le troisième mandat de M. Ahern en tant que premier ministre, entraînant une chute de sa cote de popularité.
« Je ne permettrai pas que des problèmes me concernant ou concernant mes finances détournent l’attention du travail important à effectuer », a-t-il déclaré. Les cercles politiques irlandais craignaient en effet de plus en plus que le référendum de juin ne devienne un vote portant sur M. Ahern et les allégations sur ses problèmes financiers.
Des représentants du gouvernement irlandais, qui n’ont pas souhaité être nommés, ont fait part de leur soulagement concernant l’annonce, affirmant qu’elle recentrerait les électeurs irlandais sur la question imminente du référendum sur le traité de Lisbonne.
Jackie Davis, directrice de communication au European Policy Centre, un think tank bruxellois, a déclaré que l’un des problèmes avec les référendums sur les traités européens est qu’ils tendent à devenir des votes sur les questions nationales. Selon elle, l’esprit des électeurs est plus concentré sur le contenu pertinent d’un référendum quand ces questions ne sont pas en suspens.
M. Ahern, l’un des premiers ministres européens à avoir occupé ses fonctions le plus longtemps avec trois élections consécutives et 11 années au pouvoir, est mieux connu à l’échelle internationale pour son rôle d’artisan du processus de paix en Irlande du Nord.
Il avait également été mentionné dans les cercles européens comme candidat potentiel pour le poste récemment créé de président de l’UE en 2009 (EURACTIV 09/01/08). Interrogé sur un éventuel avenir à Bruxelles, M. Ahern a déclaré qu’il aimait l’Europe et qu’il aimait s’occuper de l’Europe. Il n’a ajouté aucun commentaire sur le sujet après l’annonce de sa démission.