Défi démographique : Bruxelles met en garde la zone euro [FR]
La Commission a annoncé, lors de sa déclaration économique annuelle, que la croissance de la zone euro avait atteint son niveau le plus élevé depuis des années, et a conseillé aux gouvernements de tirer profit de cette situation pour consolider leurs finances publiques et mettre en place des réformes structurelles pour se préparer au vieillissement de la société.
La Commission a annoncé, lors de sa déclaration économique annuelle, que la croissance de la zone euro avait atteint son niveau le plus élevé depuis des années, et a conseillé aux gouvernements de tirer profit de cette situation pour consolider leurs finances publiques et mettre en place des réformes structurelles pour se préparer au vieillissement de la société.
La croissance de la zone euro a atteint 2,7% en 2006 – son taux le plus haut depuis 2000, se situant bien au-delà de la moyenne à long terme du bloc. Dans le même temps, le taux de chômage est tombé à 7,5% – son plus bas niveau depuis 15 ans – et 2 millions de nouveaux emplois ont été créés.
Le rapport recommande aux 13 pays de la zone euro de profiter à plein de cette robuste croissance pour poursuivre leurs efforts de réduction de la dette et du déficit public, en allant même au-delà des programmes de stabilité pour mettre en place des réformes structurelles, notamment sur le marché du travail et les systèmes de retarites et de santé.
Selon la déclaration annuelle de la Commission sur l’économie de la zone euro, publiée le 3 mai, ces bonnes performances « reflètent la reprise conjoncturelle des politiques macro-économiques mais illustrent également les premiers effets des réformes structurelles ».
Selon le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, « les décideurs politiques doivent battre le fer quand qu’il est chaud ».
L’Europe doit notamment trouver le moyen de faire augmenter sa croissance potentielle si elle veut être capable de relever les défis que pose le vieillissement de sa population. Au cours des prochaines décennies, on ne comptera plus que deux actifs par retraité, ce qui implique, au rythme actuel, un plafonnement de la croissance à environ 1% par an sur la période 2031-2050.
Selon les recommandations du rapport, l’adaptation des systèmes fiscaux et l’orientation des dépenses vers les secteurs de l’éducation et de la R&D pourraient contribuer à l’augmentation de la productivité et du potentiel de croissance.
Enfin, le rapport engage vivement les pays de la zone euro à prendre la tête des grandes questions internationales afin d’aborder le problème des déséquilibres croissants des comptes courants à l’échelle mondiale, ce qui selon des experts pourrait conduire à une crise des marchés financiers, entraînant une récession mondiale et perturber gravement le système commercial international.