Défense : 18 États membres veulent bénéficier du programme de prêts SAFE

Plus de la moitié des États membres de l’UE ont officiellement demandé un financement au titre du programme SAFE de l’UE pour les achats dans le domaine de la défense, a annoncé mercredi 30 juillet la Commission européenne.

EURACTIV.com
[Getty Images/Viktor Fridshon_Global Images Ukraine]

Les pays qui souhaitent bénéficier du programme Security Action for Europe (SAFE) — doté de 150 milliards d’euros — sont la Belgique, la Bulgarie, la République tchèque, la Croatie, Chypre, l’Estonie, la France, la Grèce, l’Italie, la Hongrie, l’Espagne, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la Finlande.

C’est trois de moins que l’« estimation très prudente » donnée par le chef de la défense de l’UE, Andrius Kubilius, à Euractiv dans une interview la semaine dernière, dans laquelle il affirmait que 20 pays participeraient.

Les capitales avaient jusqu’à mardi minuit pour manifester leur intérêt. Toutefois, d’éventuels retardataires pourraient encore être pris en considération, car la date butoir de mardi ne constituait qu’une « échéance indicative », indique la Commission.

L’exécutif européen craignait que les capitales n’utilisent pas la totalité des fonds disponibles, les dernières estimations oscillant entre 75 et 100 milliards d’euros. Au début du mois, les commissaires européens Andrius Kubilius (Défense) et Valdis Dombrovskis (Économie), ont envoyé une lettre exhortant les capitales à utiliser les prêts disponibles.

Finalement, 127 milliards d’euros ont été demandés. Les 23 milliards d’euros restants pourraient être utilisés par d’autres pays qui n’ont pas encore manifesté leur intérêt. Si aucun autre État ne manifeste son envie de participer au programme, les capitales participantes pourraient lancer de nouveaux projets l’année prochaine afin d’utiliser les fonds restants.

Les pays ont jusqu’à novembre pour soumettre à Bruxelles leurs propositions détaillant l’utilisation qu’ils comptent faire des prêts.

Les pays tiers pourraient également se joindre à l’initiative afin d’accéder aux contrats de marchés publics, à condition d’avoir signé un partenariat en matière de sécurité et de défense avec Bruxelles. Le Royaume-Uni est le pays le plus avancé dans ce processus, ayant signé un partenariat en matière de sécurité et de défense en mai.

Mais les ambassadeurs de l’UE n’avaient pas l’intention de discuter de la manière dont Londres pourrait participer au programme SAFE lors de leur dernière réunion mercredi, ce qui signifie que l’ancien pays membre de l’UE devra attendre septembre, date de leur prochaine réunion, pour en savoir plus. Cela ne laisserait ensuite que deux mois au Royaume-Uni avant la date limite de novembre.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]