Défaite du parti de Nicolas Sarkozy aux élections régionales
Le parti UMP de centre droit du président Nicolas Sarkozy a subi une large défaite aux élections régionales françaises d'hier (21 mars). Après le décompte de plus de 97 % des voix, l'alliance de l'opposition menée par les socialistes a remporté 52 % des votes et l'UMP n'en a gagné que 25 %. Les candidats de l'opposition ont remporté 21 des 22 régions de la métropole.
Le parti UMP de centre droit du président Nicolas Sarkozy a subi une large défaite aux élections régionales françaises d'hier (21 mars). Après le décompte de plus de 97 % des voix, l'alliance de l'opposition menée par les socialistes a remporté 52 % des votes et l'UMP n'en a gagné que 25 %. Les candidats de l'opposition ont remporté 21 des 22 régions de la métropole.
La défaite sans équivoque laisse à l'UMP le contrôle d'une région seulement sur les 22 que compte la métropole, l'Alsace au nord est du pays.
Alors que M. Sarkozy a tenté de minimiser l'impact des résultats des élections régionales avant même que le scrutin ne soit ouvert, soutenant que cedernier concernait seulement les questions régionales et n'aurait pas de conséquences nationales, ses opposants politiques ont rapidement mis en avant que l'électorat avait rendu un vote sanction sur son gouvernement.
En effet, 8 de ses propres ministres, y compris Xavier Darcos (ministre du travail), Valérie Pécresse (enseignement supérieur) et Bruno Lemaire (agriculture) étaient candidats pour la présidence de différentes régions. Aucun d'entre eux n'a été élu.
Malgré cette faible performance, le premier ministre François Fillon ne devrait pas être remplacé. Quelques ministres pourraient perdre leurs fonctions dans ce qui serait selon un haut fonctionnaire un "remaniement technique".
La défaite électorale de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) pourrait saper le soutien de l’opinion en faveur de l'agenda réformateur de M. Sarkozy sur des questions comme la révision du système de retraite ou le ralentissement du déficit public, ont affirmé les journalistes.
Bon score pour le Front national
La victoire des socialistes ont toujours été probables dans les régions où le Front national (FN), parti d'extrême droite, avait raflé plus de 10 %des voix, seuil nécessaire pour se maintenir au second tour.
Le FN a remporté 9,4 % des voix au niveau national, et plus de 22 % dans deux régions majeures au nord et au sud.
Au second tour, Jean-Marie Le Pen, 81 ans et fondateur du FN, a remporté 23,8 % des voix dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Dans le Nord-Pas-de-Calais, sa fille Marie Le Pen, présidente du parti, a fait presque aussi bien en s'assurant 22 %. Ils siègent tous les deux au Parlement européen.
L'UMP a récupéré certains votes perdus par le MoDem (Mouvement Démocrate) de François Bayrou au premier tour. Toutefois, cela n'a pas été suffisant car le parti centriste a reçu le faible pourcentage de 4 % au niveau national la semaine dernière.
Un message d'alerte avant 2012?
L'élection, qui concernait les assemblées régionales qui ont peu d'impact sur la politique nationale, a été néanmoins inévitablement interprétée d’un point de vue national, et est considérée comme un dernier avertissementdes électeurs à M. Sarkozy avant les élections présidentielles de 2012. Ons 'attend à ce que M. Sarkozy se présente pour un second mandat, maisaucun candidat n’a clairement émergé dans l’opposition pour le moment.
L'opposition doit s'assurer qu'elle peut gagner pas seulement les matchs amicaux, mais aussi le championnat, a dit l'homme politique socialiste Pierre Moscovici. Il faisait référence au fait que comparé aux élections présidentielles, les élections régionales sont considérées comme moins importantes par la majorité de l'électorat français.