Crise financière : Sarkozy souhaite une réunion au sommet en novembre

Devant l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) réunie à New-York, le président du Conseil européen, Nicolas Sarkozy, a proposé une réunion au sommet sur la crise financière avant la fin de l’année et la mise en place d’un «espace économique commun» entre l’Europe et la Russie.

Devant l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) réunie à New-York, le président du Conseil européen, Nicolas Sarkozy, a proposé une réunion au sommet sur la crise financière avant la fin de l’année et la mise en place d’un «espace économique commun» entre l’Europe et la Russie.

Plus que jamais, Nicolas Sarkozy s’est exprimé en tant que président du Conseil européen. Les expressions «l’Europe souhaite», «l’Europe dit», «l’Europe restera»,… ont été un leitmotiv dans son discours.

Le chef de l’État français a invité ses pairs à se réunir au mois de novembre pour faire un point sur la crise financière. Au cours de la conférence de presse qui a suivi, il a précisé que cette réunion rassembleraient les États du G8 et «des pays émergents», sans toutefois préciser lesquels. Cette réunion «doit pouvoir concerner les autorités de régulation», a-t-il ajouté.

Revenant sur la crise financière «la plus grave depuis les années 30», il a invité ses auditeurs à reconstruire un capitalisme «régulier et régulé». «Le métier des banques, ce n’est pas d’alimenter la régulation», a-t-il estimé, tout en soulignant la nécessité de sanctionner les agences de notation responsables, selon le président français, d’une partie de la crise. Nicolas Sarkozy a également insisté pour que l’Europe et les États-Unis coordonnent leurs réactions à la crise.

«Espace économique commun»

Revenant sur le conflit entre la Géorgie et la Russie, il a précisé : «L’Europe a mis fin au cycle de la guerre.» Avant de lancer un signe à la Russie, et d’inviter Moscou à avoir «des liens de solidarité avec l’Europe». «Pourquoi ne pas construire un espace économique commun?», a-t-il interrogé.

Nicolas Sarkozy a également profité de sa présence dans l’hémicycle onusien pour adresser des messages de politique internationale. Ainsi, «l’Europe» a dit à l’Iran qu’elle avait le droit à l’énergie nucléaire civil, mais ne pourrait tolérer que Téhéran appelle à la destruction d’Israël; à la Somalie qu’elle l’aidera à lutter contre les pirates; à l’Afghanistan qu’elle va «s’engager à ses côtés»; à Israël que la paix s’instaurera dans la région lorsqu’il existera un «État palestinien viable» et à l’Afrique qu’elle avait sa place au sein du Conseil de sécurité de l’Onu et du G8.

Il a aussi brièvement évoqué le paquet énergie-climat. «Nous n’avons pas le droit d’échouer à Copenhague», a-t-il déclaré. La ville accueillera en 2009 une conférence internationale sur le climat pour préparer l’après-Kyoto.