Crise de la dette : la France renouvelle son soutien à l’Espagne

Dans une lettre adressée à José Luis Zapatero, le président Sarkozy salue les décisions récentes du gouvernement espagnol pour sortir son pays de la crise.

EURACTIV.fr

Dans une lettre adressée à José Luis Zapatero, le président Sarkozy salue les décisions récentes du gouvernement espagnol pour sortir son pays de la crise.

« Je salue les décisions très fortes qui ont été prises sous votre autorité au cours des derniers jours, y compris concernant la restructuration du secteur bancaire et la réforme du système des retraites. » A l’approche de la rencontre des dirigeants européens à Bruxelles le 4 février, Nicolas Sarkozy a adressé un message flatteur au premier ministre espagnol, José Luis Zapatero.

Le 2 février, le président de la République a envoyé une lettre à M. Zapatero pour le féliciter de ses décisions « courageuses » qui, selon Paris, « renforcent la compétitivité de l’économie (nationale) et la stabilité » du système financier espagnol.

Un encouragement à poursuivre les réformes

 » Cette lettre est un encouragement à poursuivre les réformes à la fois structurelles et institutionnelles. Il s’agit aussi d’une reconnaissance des efforts qui ont déjà été faits [par l’Espagne] », estime la chef économiste France chez Barclays capital, Laurence Boone. 

Madrid fait partie des membres de la zone euro qui soutiennent les réformes proposées par le couple franco-allemand. Sans donner plus de poids à cette lettre, l’économiste convient que « c’est de nouveau une affirmation qu’il y a une certaine convergence de vue entre les pays de la zone euro ».

Depuis quelques mois, des rumeurs courent selon lesquelles l’Espagne pourrait, avec le Portugal, faire partie des pays qui pourraient avoir recours au fonds de sauvetage de la zone euro.

Mardi 1er février, l’agence de notation Standard & Poor’s a maintenu à AA la note de la dette souveraine de l’Espagne, la laissant sous perspective négative. Même si l’agence de notation a salué l’accélération des réformes menées par le gouvernement. Selon S&P, la note espagnole reste sous pression en raison du fort taux d’endettement du secteur privé.