Un élu allemand innocenté après un an d’enquête pour corruption dans le cadre de la campagne 2019 du PPE
Aucune preuve que l’ancien directeur de la campagne numérique du Parti populaire européen, Mario Voigt, a reçu des pots-de-vin lors de la campagne de 2019 n’a pu être établie, a-t-on appris lundi, ce qui conclut une affaire d’un an qui a donné lieu à une perquisition au siège du parti à Bruxelles.
Aucune preuve que l’ancien directeur de la campagne numérique du Parti populaire européen (PPE), l’Allemand Mario Voigt (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne, CDU), a reçu des pots-de-vin lors de la campagne électorale de 2019 n’a pu être établie, ont annoncé les procureurs allemands lundi (13 novembre), concluant ainsi une affaire qui a duré un an et qui a donné lieu à une perquisition au siège du PPE à Bruxelles.
L’enquête allemande a porté sur un pot-de-vin qui aurait été versé à Mario Voigt de la part d’une société de conseil qui a travaillé pour le PPE et son candidat tête de liste (Spitzenkandidat), Manfred Weber (CSU allemande), au cours de la campagne électorale de 2019.
M. Voigt, aujourd’hui chef du parti conservateur CDU dans le Land de Thuringe, avait été chargé de la campagne numérique du PPE en 2019 et était soupçonné d’avoir fait appel à la société de conseil thuringienne en échange d’un pot-de-vin.
Le suspect a toujours nié tout acte répréhensible dans cette affaire.
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Après des mois d’examen minutieux, les procureurs ont finalement conclu l’enquête, confirmant lundi qu’aucune preuve que le paiement était un pot-de-vin n’avait été trouvée.
M. Voigt s’est félicité de cette nouvelle. « La clôture de l’enquête confirme désormais officiellement que les allégations formulées à mon encontre étaient et sont sans fondement », a déclaré le législateur de la CDU dans un communiqué.
La conclusion des procureurs marque la fin d’une enquête qui a duré près d’un an et qui a donné lieu à des perquisitions au domicile de M. Voigt, à son bureau ainsi qu’au siège du PPE à Bruxelles au mois d’avril de cette année.
Cette décision est également un soulagement pour Manfred Weber, car cette perquisition avait semé la discorde au sein du PPE compte tenu des liens étroits qu’entretenait M. Voigt avec le président du groupe.
En outre, le moment choisi pour faire ces révélations a également été jugé problématique par certains, à l’approche de plusieurs élections importantes et à un moment où les enquêtes sur des députés européens qui auraient reçu des pots-de-vin de la part du Qatar, entre autres, étaient toujours en cours.
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[Édité par Anne-Sophie Gayet]