Contrôles aux frontières : après l'Allemagne, l’Autriche filtre les arrivées de République tchèque
L’Autriche introduira des contrôles à la frontière tchèque dès mercredi, a confirmé un porte-parole du ministère de l’Intérieur, dans une escalade sécuritaire de l'Autriche pour lutter contre l’afflux de migrants irréguliers.
L’Autriche introduira des contrôles à la frontière tchèque dès mercredi (18 octobre), a confirmé un porte-parole du ministère de l’Intérieur, dans une escalade sécuritaire de l’Autriche pour lutter contre l’afflux de migrants irréguliers.
Cette mesure fait suite à l’annonce de l’Allemagne en début de semaine qu’elle mettrait sur pied des contrôles frontaliers avec la République Tchèque, la Pologne et la Suisse afin de lutter contre l’afflux de migrants clandestins.
Les nouveaux contrôles à la frontière tchèque seront en place pendant au moins 10 jours, avec possibilité de renouvellement.
En raison de la montée en flèche du nombre d’arrivées de réfugiés ces dernières années, l’Autriche a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’une de ses principales priorités.
Par rapport à 2021, le nombre de demandeurs d’asile en Autriche a augmenté de 195 % en 2022, avec plus de 56 000 demandes d’asile entre janvier et août. Alors que les Syriens et les Afghans ont longtemps été en tête de liste, les Indiens ont été le groupe le plus important à demander l’asile en 2022.
Cependant, en 2023, il semble que la tendance se soit quelque peu inversée. Au cours des huit premiers mois, les demandes d’asile ont diminué d’environ 40 %.
L’Autriche effectue déjà des contrôles aux frontières de plusieurs de ses voisins.
Alors que les contrôles aux frontières hongroise et slovène sont en place depuis des années, elle n’a réintroduit les contrôles stationnaires à sa frontière avec la Slovénie qu’au début du mois d’octobre.
Depuis la crise migratoire de 2015, l’Autriche a adopté une position anti-migratoire particulièrement ferme. Elle préconise notamment de renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’UE et d’augmenter le nombre de retours pour les migrants en situation irrégulière.