Contre la corruption, les institutions de l’UE misent sur la transparence

Les députés européens ont voté la mise en place d’un nouveau registre "de transparence". Il doit répertorier des informations sur tous les visiteurs qui participent aux activités du Parlement.

EURACTIV.fr

Les députés européens ont voté la mise en place d’un nouveau registre « de transparence ». Il doit répertorier des informations sur tous les visiteurs qui participent aux activités du Parlement.

Après le flagrant délit de corruption pointé par le Sunday times, l’heure est à la transparence dans les institutions européennes. Les députés ont voté, mercredi 11 mai, en faveur de la création d’un registre pour clarifier les activités de la Commission et du Parlement.

Ce nouvel outil fusionnera les données déjà collectées par les deux institutions sur les lobbyistes en contact avec eux.

Ce sera « un guichet unique » selon l’expression du rapporteur, Carlo Casini (PPE). Mais des informations supplémentaires seront demandées aux visiteurs, par exemple sur leurs domaines d’action, le siège de leur société…

Jusqu’à présent, seuls les lobbyistes étaient soumis à ce contrôle. Ils concerneront maintenant également les avocats, les membres d’associations, de confédérations religieuses… 

Mais les députés ont été encore plus loin. Désormais, l’identification à l’entrée du Parlement deviendra obligatoire pour tous ceux qui participent à l’élaboration d’un texte législatif. Et chaque rapport indiquera en annexe toutes les personnes non-élues ayant contribué à sa rédaction.

Les parlementaires et la Commission européenne souhaitent maintenant que le Conseil se rallie à leurs propositions et joigne ses informations aux leurs.