Cinq dirigeants de l’UE appellent à une transition "rapide" en Egypte

La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont fait part de leur “extrême préoccupation” sur la situation du pays.

EURACTIV.fr

La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont fait part de leur “extrême préoccupation” sur la situation du pays.

Dans une déclaration commune, les dirigeants français, espagnol, allemand, italien et britannique, ont demandé, jeudi 3 février, une “transition rapide” en Egypte. Ils condamnent “tous ceux qui utilisent ou encouragent la violence”. 

Des affrontements entre les partisans du président Hosni Moubarak et ses opposants ont causé la mort de plusieurs personnes au Caire, mercredi 2 février. 

“Nous observons la dégradation de la situation en Egypte avec une extrême préoccupation”, indiquent les dirigeants des cinq pays. “Seule une transition rapide et ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie permettra de surmonter les défis auxquels l’Egypte doit faire face aujourd’hui. Ce processus doit commencer maintenant”, ajoutent-ils. Dimanche 30 janvier, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et David Cameron avaient déjà demandé un « changement » en Egypte.  

De son côté, le président américain Barack Obama a été plus clair. Il a appelé, mardi 1er février, a une transition politique et pacifique calme “maintenant”. 

Le président égyptien Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans, a indiqué que des élections libres auraient lieu au mois de septembre. Il a précisé qu’il renonçait à se représenter. 

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a quant à elle appelé les autorités égyptiennes à traduire en justice les responsables des violences survenues au Caire.