Chirac met de nouveaux obstacles à l'adhésion de la Turquie [FR]
Le président français Jacques Chirac considère que la reconnaissance du génocide arménien doit être une condition préalable à l'adhésion de la Turquie à l'UE.
Le président français Jacques Chirac considère que la reconnaissance du génocide arménien doit être une condition préalable à l’adhésion de la Turquie à l’UE.
M. Chirac a fait cette déclaration seulement quelques jours après la décision du Parlement européen de ne pas faire de la reconnaissance du génocide arménien l’un des critères d’adhésion de la Turquie, dans son rapport adopté le 27 septembre (voir EURACTIV, 27 septembre 2006).
Interrogé sur le fait de savoir si la Turquie devait reconnaître les massacres d’Arméniens perpétrés entre 1915 et 1917 dans l’Empire Ottoman comme à caractère de génocide avant d’adhérer à l’UE, M. Chirac a répondu : « Honnêtement je le crois. Tout pays se grandit en reconnaissant ses drames et ses erreurs. »
Le Parlement français doit examiner le 12 octobre une proposition de loi faisant de la négation du génocide un délit punissable d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Un officiel de l’ambassade turque en Belgique n’a pas souhaité commenter les déclarations de M. Chirac, qui interviennent alors que les négociations entre l’UE et la Turquie connaissent un ralentissement, en raison de problèmes persistants comme Chypre et la liberté d’expression. La Commission devrait publier son rapport de suivi sur la Turquie le 8 novembre 2006.