« Chinagate » : perquisitions à Bruxelles dans le cadre de l’enquête sur l’ex-assistant de l’eurodéputé Maximilian Krah

La police belge a perquisitionné mardi (7 mai) les bureaux de l’équipe de Maximilian Krah, tête de liste de l’AfD d’extrême droite, au Parlement européen à Bruxelles. L’objectif étant de recueillir des preuves contre un ancien assistant suspecté d’espionnage pour le compte de Pékin.

Euractiv.com
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Maximilian Krah, eurodéputé AfD. [Parlement européen 2023]

À la demande des autorités allemandes, la police belge a perquisitionné mardi (7 mai) les bureaux de l’équipe de Maximilian Krah, tête de liste de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) d’extrême droite, au Parlement européen à Bruxelles. L’objectif étant de recueillir des preuves contre son ancien assistant, Jian Guo, suspecté d’espionnage pour le compte de Pékin.

Le Parlement européen a confirmé la perquisition, qui a eu lieu dans la matinée, sans toutefois fournir de détails supplémentaires.

« Le Parlement européen, quand il est sollicité, coopère pleinement avec les forces de l’ordre et les autorités judiciaires pour aider le cours de la justice et continuera à le faire », a affirmé l’institution.

Le procureur fédéral allemand a confirmé que « les bureaux de Jian G[uo] et Maximilian Krah au Parlement européen à Bruxelles [ont été] perquisitionnés sur la base d’ordonnances émises par le juge d’instruction de la Cour fédérale [allemande] de justice et d’une ordonnance d’enquête européenne ».

Selon les informations dont dispose Euractiv, la perquisition, qui a duré quatre heures en tout, a abouti à la fouille de tous les bureaux de l’équipe de l’eurodéputé allemand.

L’opération de police s’est achevée vers 15 heures et les autorités ont confisqué des documents. Aucun équipement électronique n’aurait été saisi.

Maximilian Krah, qui n’avait pas été prévenu de la perquisition, aurait appris la nouvelle par la presse. Il a toutefois confirmé la perquisition « pas du tout surprenante » du bureau de son ex-assistant sur X.

« Ni moi, ni aucun autre membre du personnel ne sommes concernés », a-t-il toutefois précisé.

Pour rappel, il y a deux semaines, Jian Guo, ancien assistant de M. Krah, a été arrêté en Allemagne, car il est accusé d’avoir travaillé pour les services secrets chinois.

Le procureur général fédéral allemand soupçonne M. Guo d’avoir infiltré plusieurs organisations civiles et, en tant que secrétaire général dans l’une d’elles, il aurait eu accès à des informations sensibles.

De plus, il est accusé d’avoir transmis des informations sur les activités du Parlement européen à Pékin, en utilisant les accès qui lui étaient conférés en tant qu’assistant accrédité de M. Krah.

Vendredi dernier (3 mai), M. Krah a été informé que l’enquête pour espionnage chinois ne le visait pas personnellement, et que seul son ancien assistant était mis en cause.

Si M. Krah n’a pas été impliqué dans cette affaire d’espionnage, il fait toujours l’objet de deux autres enquêtes préliminaires pour des accusations de corruption présumée.


Max Griera a contribué à la rédaction de cet article

[Édité par Anne-Sophie Gayet]