Changement climatique : Angela Merkel tente de convaincre les États-Unis avant le G8
A l’approche du sommet du G8, la chancelière allemande Angela Merkel doit rencontrer le président américain G. W. Bush afin de tenter une dernière fois de le convaincre de s’engager à respecter les objectifs et le calendrier définis par l’UE pour lutter contre le changement climatique.
A l’approche du sommet du G8, la chancelière allemande Angela Merkel doit rencontrer le président américain G. W. Bush afin de tenter une dernière fois de le convaincre de s’engager à respecter les objectifs et le calendrier définis par l’UE pour lutter contre le changement climatique.
En bref :
Des représentants des 8 pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) se réuniront à Berlin, le 4 juin 2007, pour tenter de résoudre leurs divergences sur la manière d’aborder la lutte contre le changement climatique.
L’Allemagne, qui accueillera le Sommet du G8 du 6 au 8 juin 2007 à Heiligendamm, espère faire accepter un accord ambitieux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre après 2012, date d’expiration du protocole de Kyoto. L’administration Bush a cependant marqué, pour le moment, son « opposition fondamentale » aux objectifs et au calendrier que la présidence allemande de l’UE souhaite inclure dans la déclaration finale du Sommet.
Les principales objections américaines concernent l’augmentation de 20% d’économies d’énergie d’ici 2020 et la réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990.
« Les États-Unis sont encore sérieusement inquiets du contenu de ce document préparatoire. (…) Nous ne nous sommes jamais entendus sur les objectifs concernant le climat qui figurent dans le document (…) Nous nous efforçons d’avancer prudemment sur ce sujet et ne pouvons, pour le moment, aller plus loin, nos positions étant fondamentalement opposées à celle de la présidence allemande ».
Angela Merkel devrait rencontrer le président américain juste avant la tenue du Sommet du 6 juin, pour tenter de le convaincre de revoir sa position. Le ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a annoncé que son gouvernement « se battrait jusqu’à la dernière minute » pour obtenir le soutien américain à des objectifs contraignants.
En 2001, le président américain avait retiré les États-Unis du Protocole de Kyoto, précisant qu’il porterait préjudice à l’économie américaine. Malgré la volonté affichée ces dernières semaines par les Américains de lutter contre le réchauffement climatique en trouvant des solutions alternatives aux énergies fossiles et malgré les pressions des partenaires du G8, comme de la majorité démocrate du Congrès, un consensus sur des objectifs contraignants semble peu probable.
Le 28 mai 2007, la porte-parole de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, leader des Démocrates, a cependant pressé le président Bush de dégager un compromis avec les autres pays du G8 sur la lutte contre le changement climatique : « Nous espérons tous pouvoir assumer nos responsabilités (…) et que notre administration se montrera à l’écoute de ce qui est important pour notre avenir, peut-être d’une manière différente de ce qu’elle a fait par le passé ».