Cameron sommé de s’expliquer sur ses choix européens
Le Premier ministre britannique s’est expliqué sur le veto qu’il a opposé au nouvel accord signé par la majorité des pays de l’UE, lors du sommet des 8 et 9 décembre. Il a réaffirmé sa volonté de protéger les intérêts de son pays.
Le Premier ministre britannique s’est expliqué sur le veto qu’il a opposé au nouvel accord signé par la majorité des pays de l’UE, lors du sommet des 8 et 9 décembre. Il a réaffirmé sa volonté de protéger les intérêts de son pays.
Le légendaire flegme britannique a quitté la Chambre des communes à l’occasion du débat sur le dernier Conseil européen.
Lors d’un jeu de ping-pong enflammé, David Cameron a réaffirmé à de nombreuses reprises sa volonté de protéger les intérêts britanniques. « Je ne m’excuserai pas d’avoir demandé des clauses de sauvegarde », a déclaré le Premier ministre, accusé par l’opposition de choisir les intérêts de son parti, plutôt que ceux de son pays.
« Vous pouvez avoir toute l’expérience du monde en négociations, mais si vous n’êtes pas prêt de temps en temps à dire non, vous n’avez plus d’influence », a-t-il rétorqué après l’intervention d’une députée de l’opposition.
« Je suis certain que nous pouvons être un membre à part entière de l’Union européenne, tout en protégeant nos intérêts, c’est ce que j’ai fait », ajouté David Cameron, qui a plaidé pour la souplesse d’un réseau et non la rigidité d’un bloc [européen].
Intérêts des conservateurs
Le veto du conservateur David Cameron risque de bouleverser l’équilibre au sein de sa propre coalition avec les libéraux démocrates, europhiles. Les députés n’ont pas manqué de souligner l’absence du vice-premier ministre, Nick Clegg, lors du débat.
Ce dernier a déclaré le 11 novembre à la BBC, qu’il était « amèrement déçu » du véto du Royaume-Uni et craignait que son pays ne se trouve à terme isolé et marginalisé au sein de l’Union européenne.