Budget : des députés appellent à ne pas sacrifier l'aide au développement

Alors que les chefs d'Etat et de gouvernement sont réunis à Bruxelles pour décider du budget de l'UE à long terme, des élus de tous bords rappellent, dans une lettre, leur engagement de consacrer 0,7% de leur RNB à l'aide au développement.

EURACTIV.fr

Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement sont réunis à Bruxelles pour décider du budget de l’UE à long terme, des élus de tous bords rappellent, dans une lettre, leur engagement de consacrer 0,7% de leur RNB à l’aide au développement.

L’aide au développement de l’UE risque de subir des coupes importantes, lors des négociations sur le cadre financier pour 2014-2020, qui reprennent les 7 et 8 février. 

La dernière proposition présentée à l’issue du sommet de novembre par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy rogne de plus de 10% les deux principaux budgets de l’aide extérieure de l’UE (voir encadré), par rapport à ce qu’a proposé initialement la Commission européenne.

Inquiets, des élus ont envoyé, mercredi 6 février, une lettre aux chefs d’Etat et de gouvernement. Elle est signée par la présidente de la commission Développement du Parlement, la députée européenne Eva Joly, ainsi que par les représentants de tous les groupes politiques. Le texte appelle les Etats à renoncer à des coupes, qui affecteront les pays ayant le plus besoin de la solidarité internationale.

« 50 centimes d’euros par semaine »

« L’aide européenne ne coûte que 50 centimes d’euros par semaine aux citoyens », écrivent les parlementaires. Alors même que les Européens sont favorables à 85% à l’aide au développement, ajoutent-ils.  Il serait dommage de sacrifier un « investissement, qui avec aussi peu d’argent, a un impact aussi fort ».

Préserver les budgets est aujourd’hui une question de « cohérence », avec l’esprit du traité de Lisbonne, qui devait créer une Europe « plus forte, visible et influente sur la scène globale », ajoute le courrier.

Les eurodéputés rappellent aux Etats leur engagement de consacrer 0,7% de leur revenu national brut à l’aide au développement. Selon eux, cet effort national est essentiel pour rendre crédible la stratégie européenne en matière de politique étrangère.