Budget de l'UE : l'Irlande résolue à trouver un accord avant juillet

Dublin, qui préside actuellement l'UE, est toujours déterminée à trouver un accord avec le Parlement et la Commission sur le cadre financier pluriannuel pour 2014-2020.

EURACTIV.fr

Dublin, qui préside actuellement l’UE, est toujours déterminée à trouver un accord avec le Parlement et la Commission sur le cadre financier pluriannuel pour 2014-2020.

Les négociations pour le prochain budget européen passent la vitesse supérieure. Le premier « trilogue » (réunion informelle entre la Commission, le Parlement et le Conseil) sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020 a lieu, aujourd’hui, lundi 13 mai.

Cette première réunion d’une longue série promet d’être disputée. D’un côté, les Etats souhaitent une baisse du budget européen, une première dans l’histoire de l’Union européenne. De l’autre, le Parlement refuse que le financement de l’UE ne soit réduit à peau de chagrin, car cela nuirait aux objectifs de croissance et d’emploi.

Etant donnés les antagonismes entre Etats et parlementaires, un accord risque d’être difficile à trouver avant l’été. Le vote final du Parlement pourrait être reporté au second semestre. 

960 milliards

« Mon objectif maintenant, avant la fin du mois de juin, est de trouver un accord avec le Parlement sur le financement des projets européens à hauteur de 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020 », a déclaré le ministre des Affaires étrangères de l’Irlande M. Gilmore, dans un communiqué de presse, lundi 13 mai.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz (S&D), a par ailleurs rappelé, mardi 7 mai, que les députés européens consentiront à valider le prochain CFP uniquement si le projet de budget rectificatif pour 2013 était accepté.

Budget : les négociateurs se veulent optimistes

Mais si la rallonge budgétaire de 7,3 milliards d’euros pour cette année a été acceptée récemment par le Parlement, ce dernier demeure prudent et demande des garanties supplémentaires. Une seconde tranche de 3,9 milliards susceptible d’être payée ultérieurement est notamment discutée. 

A la veille des négociations, les parlementaires n’ont reçu aucun gage sur leurs revendications qui portent sur la mise en place de ressources propres de l’UE, d’une clause de révision ou encore de la flexibilité et de l’unité du budget 2014-2020.

L’eurodéputé Alain Lamassoure (PPE/UMP), chargé des négociations pour le Parlement, attend beaucoup du Conseil des ministres de l’Economie et des finances du 14 mai. Les ministres sont censés trouver un accord rapidement sur le CFP et le budget 2013.

Mais s’ils ne s’alignent pas sur la proposition de 7,3 milliards d’euros et la seconde tranche de 3,9 milliards, « les négociations pourraient être interrompues », explique l’eurodéputé.