Budget : Bataille entre les eurodéputés français
Après la publication d’une lettre envoyée au ministre de l’Agriculture par des élus PPE, leurs collègues socialistes n’ont pas tardé à rétorquer. Ils reprochent à la droite son «inconséquence». Les intéressés ripostent contre les «approximations des socialistes».
Après la publication d’une lettre envoyée au ministre de l’Agriculture par des élus PPE, leurs collègues socialistes n’ont pas tardé à rétorquer. Ils reprochent à la droite son «inconséquence». Les intéressés ripostent contre les «approximations des socialistes».
La réaction des députés socialistes ne s’est pas faite attendre longtemps. Moins de 24h après la publication, par des députés européens français du PPE, d’une lettre au ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, pour vanter les mérites de la politique de cohésion, leurs collègues du S&D ont répliqué, mercredi 12 janvier.
«Les députés UMP se félicitent de signer une telle lettre, alors qu’ils viennent d’imposer la rigueur budgétaire en France et en Europe, de bloquer l’octroi de ressources propres à l’Union européenne, et de refuser de financer les nouvelles compétences communautaires issues du traité de Lisbonne», rétorque la députée européenne Estelle Grelier dans un communiqué. Elle accuse ses collègues d’être « en flagrant délit d’inconséquence ».
De son côté, Catherine Trautmann affirme que le débat budgétaire «impose une hauteur de vue et une honnêteté intellectuelle et politique à tous ceux qui participeront aux prises de décision».
Les députés de la majorité visés ont mis quelques heures à publier une réponse au communiqué socialiste. «Les accusations infondées et les approximations des socialistes ne servent pas le débat», écrivent les quatre députés européens. Ils reprochent aux parlementaires de gauche de rester «mystérieusement silencieux» sur la PAC et la politique de cohésion.
Dans leur lettre adressée au ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire, les quatre députés du PPE affirmaient, en substance, qu’il fallait donner à la politique régionale les moyens d’exister.