Bruxelles propose d’interdire le GNL russe dans le cadre de son 19e paquet de sanctions

La Commission européenne a proposé ce vendredi une nouvelle série de sanctions contre la Russie, comprenant notamment l’interdiction des importations de GNL russe à partir de janvier 2027 et l’interdiction totale des transactions avec les géants russes du pétrole Rosneft et Gazprom Neft.

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Outre l’interdiction des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe et des transactions avec Rosnef et Gazprom Neft, Bruxelles prévoit également des restrictions à l’encontre des traders russes de cryptomonnaies et de 45 entreprises basées dans des pays tiers soupçonnées de contourner les sanctions. De plus, la liste de la « flotte fantôme » russe de pétroliers utilisés pour contourner le plafonnement des prix du pétrole imposé par l’Occident a été complétée avec 118 nouvelles entrées.

« Il est temps de fermer le robinet », a plaidé vendredi la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, dans une allocution vidéo.

« J’appelle maintenant les États membres à approuver rapidement ces nouvelles sanctions. Nous voulons que la Russie quitte le champ de bataille et vienne à la table des négociations », a-t-elle poursuivi.

La Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, a ajouté que les sanctions viseront également les personnes impliquées dans l’enlèvement d’enfants ukrainiens. Le président russe Vladimir Poutine fait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale à ce sujet.

« Notre message est clair : nous intensifierons la pression sur la Russie avec des sanctions de plus en plus sévères, associées à un soutien militaire à l’Ukraine, jusqu’à ce que la Russie accepte une paix véritable, juste et durable », a-t-elle noté.

Les dernières mesures devaient initialement être présentées mercredi, mais elles ont été reportées après que le président américain Donald Trump a déclaré qu’il imposerait des « sanctions majeures » à la Russie si l’UE cessait « immédiatement » d’acheter du pétrole russe.

Les dirigeants de l’UE sont désireux d’accroître la pression économique sur Moscou conjointement avec Washington, alors que le soutien américain à Kiev vacille depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier.

La Hongrie et la Slovaquie — les États les plus pro-russes du bloc — restent fortement dépendants des combustibles fossiles russes, malgré la chute spectaculaire des achats nets d’énergie russe par l’UE depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. L’UE s’est engagée à éliminer complètement l’énergie russe d’ici 2028.

Donald Trump a également fait pression sur les dirigeants de l’UE pour qu’ils imposent des taxes générales pouvant atteindre 100 % sur les marchandises en provenance d’Inde et de Chine, qui ont fortement augmenté leurs achats d’énergie russe depuis l’invasion à grande échelle de 2022. Cette mesure est largement considérée comme irréalisable par les États membres du bloc et la Commission, qui cherche à conclure un accord de libre-échange avec New Delhi d’ici la fin de l’année.

(asg)