Échec du consensus autour de la loi sur la restauration de la nature

La décision de dernière minute de la Hongrie de retirer son soutien à la proposition signifie que l’avenir de la loi est incertain. Le vote final prévu pour lundi (25 mars) est désormais reporté.

Euractiv.com
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La loi sur la restauration de la nature vise à préserver la biodiversité de 30 % des terres et des mers d’Europe, avec des objectifs supplémentaires pour la restauration des habitats en mauvais état. [<a href="https://www.shutterstock.com/nl/image-photo/zigzag-river-wild-water-supply-small-2172899579" target="_blank" rel="noopener">Shutterstock / Maksim Safaniuk</a>]

La décision de dernière minute de la Hongrie de retirer son soutien à la proposition de législation sur la restauration de la nature plonge le texte dans l’incertitude. Le vote final prévu lors de la réunion des ministres de l’Environnement de lundi (25 mars) est désormais reporté.

Pour entrer en vigueur, la proposition doit être soutenue par une majorité qualifiée d’Etats membres (au moins 55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’Union européenne). La décision de la Hongrie de retirer son soutien à la proposition de texte au sein du Conseil signifie que cette condition n’est pas remplie.

Les Pays-Bas, l’Italie, la Suède et la Pologne se sont également opposés à la proposition, tandis que l’Autriche, la Finlande et la Belgique se sont abstenues.

La Belgique, qui assure actuellement la présidence du Conseil, tentera de faciliter l’obtention d’un consensus entre les États membres. Celui-ci déterminera si la proposition deviendra une loi européenne ou si elle sera abandonnée.

La loi sur la restauration de la nature vise à préserver la biodiversité de 30 % des terres et des mers d’Europe, avec des objectifs supplémentaires pour la restauration des habitats en mauvais état.

En février, l’accord provisoire qui avait été conclu au terme des trilogues avait été approuvée par le Parlement européen, après une offensive de dernière minute des conservateurs.

Le texte doit encore recevoir l’approbation du Conseil de l’UE avant de pouvoir entrer en vigueur.