Black-outs : la ministre portugaise de l’Énergie alerte sur les risques futurs et appelle à des réformes

Maria Carvalho a déclaré que des leçons devaient être tirées de la panne d’électricité qui a touché la péninsule ibérique fin avril, affirmant qu’un autre évènement similaire pourrait se produire et que des mesures peuvent déjà être prises pour en atténuer les effets.

/ Lusa Portugal
Launch Of The 16E Line, Future Dedicated Channel Streetcar Transport In Lisbon-Loures
La ministre portugaise de l’Environnement et de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho. [Getty Images/Horacio Villalobos_Corbis]

La ministre portugaise de l’Environnement et de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho, a déclaré mardi 20 mai que des leçons devaient être tirées de la panne d’électricité massive qui a touché la péninsule ibérique fin avril, affirmant qu’un autre évènement de ce type pourrait se produire et insistant sur le fait que des mesures peuvent d’ores et déjà être prises pour en atténuer les effets.

« Honnêtement, personne ne peut garantir que nous ne connaîtrons pas une autre panne comme celle du 28 avril, il n’y a aucune garantie », a déclaré la ministre.

Elle a également souligné l’importance d’investir davantage dans les réseaux et le stockage afin de prévenir une panne d’électricité aussi généralisée, ou du moins d’en atténuer l’impact.

« Il y a certainement des aspects que nous aurions pu mieux gérer, des leçons à tirer. Cet incident doit nous inciter à améliorer notre système énergétique », a-t-elle noté, soulignant qu’il n’y avait toujours pas de conclusions sur les causes de la panne. « Nous savons que la cause était externe au Portugal », a-t-elle simplement précisé.

Pour éviter de nouvelles pannes, elle a insisté sur la nécessité d’adapter le système énergétique au nouveau « paradigme », fondé sur les énergies renouvelables et la production décentralisée — un modèle qui, selon elle, introduit de nouveaux défis techniques. Elle a assuré que des travaux en ce sens étaient déjà en cours.

La ministre a mis deux priorités en avant : d’une part, la collecte et la gestion des données, « dont le volume et la complexité nécessitent des solutions plus avancées ». D’autre part, la résilience du réseau face aux variations de fréquence, aussi appelée « inertie », ainsi que la flexibilité du système pour répondre aux aléas en assurant la fiabilité de l’approvisionnement et la résilience.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]