Les Capitales : Bienvenue dans la Carbon Valley

Aujourd’hui dans Les Capitales : Bienvenue dans la Carbon Valley, l’opposition slovaque demande à Robert Fico d’annuler sa visite en Chine.

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Par Sarah N’tsia

À LA UNE

On connaît tous la mythique Silicon Valley entourant la baie de San Francisco, mais avez-vous déjà entendu parler de la Carbon Valley, en Europe ? Cette région, qui pourrait devenir le cœur battant de l’industrie continentale dans les années à venir, « serait coincée entre le nord de la France et Amsterdam, avec ses grappes d’industries chimiques massives », explique Domien Vangenechten, du groupe de réflexion E3G à Berlin.

En effet, les pôles industriels de l’Europe sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le captage et le stockage du carbone (CSC). L’objectif ? Transformer le CO2, toujours plus présent dans notre environnement et, entre autres, responsable du réchauffement climatique, en une ressource commerciale.

En clair, les entreprises se prennent à rêver d’un avenir alternatif où ils pourront continuer à fabriquer du dioxyde de carbone pour le « reconditionner » en produit de base plutôt qu’en destructeur de climat.

Sur le papier, l’idée peut paraître séduisante : le CO2 ne manquera pas. Les processus industriels, comme la cuisson de la chaux pour la production de ciment, de verre et de papier et craquage d’hydrocarbures, devraient émettre environ 130 millions de tonnes en 2050, selon une étude commandée par l’eFuel Alliance, qui milite en faveur des carburants synthétiques.

Autrement dit, l’abondance du CO2 pourrait, in fine, servir l’ensemble de l’industrie, notamment la chimie et l’agroalimentaire.

Mais, il faudra pour cela revoir la réglementation actuelle de l’UE. Celle-ci oblige les entreprises à payer pour être autorisées à polluer ou à piéger le CO2 de manière permanente à l’aide de la fameuse technologie CSC, ce qui empêche les éventuels acheteurs industriels d’y avoir accès.

Pour l’heure, la Carbon Valley de l’Europe n’a donc pas encore dévoilé son potentiel.


LES CAPITALES

BRATISLAVA

L’opposition slovaque demande à Robert Fico d’annuler sa visite en Chine et met en garde contre l’isolement du pays. Le parti Progressive Slovakia (PS) reproche au Premier ministre slovaque d’avoir prévu une troisième rencontre avec Vladimir Poutine, cette fois en Chine. L’opposition estime que cela isole le pays et l’aligne sur des puissances autoritaires au détriment de partenaires clés de l’Union européenne. Par Natália Silenská.

BERLIN

L’Allemagne reprend la réinstallation de réfugiés afghans sous la pression de la justice. Le gouvernement allemand a pris des dispositions pour que dix familles afghanes soient relocalisées en Allemagne, après avoir suspendu pendant des mois la réinstallation promise de réfugiés afghans en situation de risque. Les dix familles, 47 personnes au total, qui étaient en route pour l’Allemagne hier, n’ont reçu leur visa qu’après avoir saisi la justice. Par Nick Alipour.

VARSOVIE

La Pologne, la Finlande et les pays baltes demandent à l’UE des fonds supplémentaires pour sécuriser leurs frontières. Ces cinq États membres de l’UE ont demandé à la Commission européenne des fonds supplémentaires pour la protection de leurs frontières extérieures. Face à l’escalade des incursions de drones et des menaces hybrides, ils réclament un nouveau financement européen pour renforcer les défenses aériennes et protéger les civils. Par Aleksandra Krzysztoszek.

MADRID

Pedro Sánchez défend son bilan sur fond de scandales de corruption. Confronté à la période la plus difficile de son mandat et probablement de carrière politique, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est apparu à la télévision nationale pour défendre les réussites de son gouvernement. Il a prôné l’unité tout en repoussant les accusations de corruption. Par Inés Fernández-Pontes.


L’ACTU DES INSTITUTIONS 

Bruxelles accuse la Russie d’avoir brouillé le GPS de l’avion d’Ursula von der Leyen lors d’un déplacement en Bulgarie. Bruxelles accuse la Russie d’avoir mené une attaque d’ingérence « flagrante » contre l’avion d’Ursula von der Leyen, après que le brouillage du GPS a contraint l’équipage à atterrir en Bulgarie à l’aide de cartes en papier. La Commission européenne a expliqué qu’il appartient à Sofia de mener l’enquête, puisque les faits se sont produits dans son espace aérien. Par Nicoletta Ionta et Thomas Moller-Nielsen.

Entre le souhait de Donald Trump de contrôler la Fed et les troubles politiques en France, la BCE sort du silence. Invitée de Radio Classique hier, Christine Lagarde a expliqué que les tentatives de Donald Trump de resserrer son emprise sur la politique monétaire américaine menacent gravement l’économie américaine et mondiale. La présidente de la Banque centrale européenne s’est aussi dite « préoccupée » par l’impact des troubles politiques en France sur la zone euro. Par Thomas Moller-Nielsen.


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Contributeurs : Nikolaus J. Kurmayer, Nicoletta Ionta, Thomas Moller-Nielsen, Nick Alipour, Aleksandra Krzysztoszek, Natália Silenská, Inés Fernández-Pontes