L'actu en capitales: Berlusconi appelle à une coalition de la droite
L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.
L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.
ROME
Nouvelle droite démocratique : Le Parti populaire européen (PPE) devrait rejeter l’alliance avec les socialistes pour s’associer avec les partis issus d’une « nouvelle droite démocratique », allant des conservateurs aux populistes, estime Silvio Berlusconi.
« Nous devons assurer une nouvelle force de centre droit en Europe, avec le PPE et d’autres partis qui n’appartiennent pas à la gauche », déclarait l’homme politique de 82 ans lors de la convention de son parti (Forza Italia) le 30 mars. Pour Berlusconi, candidat aux élections européennes, le PPE peut « éduquer et convaincre les populistes » d’unir leurs forces pour changer l’Europe.
La popularité de Forza Italia a décliné face à la montée de la Lega de Matteo Salvini. La Lega est toujours liée au parti de Silvio Berlusconi au niveau local et régional, mais gouverne le pays avec le Mouvement 5 étoiles. (Gerardo Fortuna, Euractiv).
BRATISLAVA
Première femme présidente : Zuzana Čaputová a remporté 58,4 % des voix au second tour, contre le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, candidat du parti socialiste au pouvoir, le Smer-SD (41,6 %). Le taux de participation a été le plus faible jamais enregistré pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, n’atteignant que 41,8 %.
La nouvelle présidente, une libérale pro-UE, a fait la une de plusieurs médias étrangers, qui soulignent pour la plupart le contraste marqué entre ses positions et celles d’autres dirigeants de la région de Visegrád comme le Tchèque Miloš Zeman ou le Hongrois Viktor Orbán.
Maroš Šefčovič, qui a aussitôt repris ses fonctions à Bruxelles, a déclaré qu’il serait intéressé par une nomination à la prochaine Commission européenne. Le président sortant, Andrej Kiska, homme politique le plus populaire de Slovaquie, préparerait quant à lui la création d’un parti de centre droit, qui pourrait obtenir jusqu’à 40 % de soutien, selon un nouveau sondage publié récemment. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)
BERLIN
Campagne pro-UE pour la CSU : Le leader conservateur du CSU, Markus Söder, et le Spitzenkandidat du PPE, Manfred Weber, ont mis le parti bavarois sur une voie pro-européenne, montrant un engagement clair envers l’Europe et défiant les nationalistes et les populistes lors d’un congrès à Nuremberg le 30 mars où les délégués ont unanimement approuvé le programme électoral. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)
BRUXELLES
Tensions autour du climat : Près de 8 000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles lors de la troisième manifestation « Rise for Climate » le 31 mars. Quelques jours avant, le Parlement belge avait rejeté la révision de l’article 7bis de la Constitution, qui permettrait des objectifs climatiques ambitieux. Plusieurs dizaines de Gilets jaunes ont également répondu à un appel à perturber cette marche. (Alexandra Brzozowski, Euractiv)
LONDRES
May sur le départ : La ministre fictive des Affaires étrangères, Emily Thornberry, estime que « le moment est peut-être venu » pour une nouvelle tentative d’éviction de la Première ministre, Theresa May, par un vote de défiance au sein du gouvernement. Si la Chambre des communes adoptait une majorité par un vote de défiance, une élection générale pourrait suivre.
Le secrétaire à la Justice, David Gauke, a quant à lui déclaré qu’il ne croyait pas qu’une élection générale résoudrait l’impasse actuelle sur le Brexit. Un nouveau vote parlementaire sur l’avenir du pays est prévu ce 1e avril. Une série de votes « concluants » pourrait également avoir lieu le 3 avril.
Donald Tusk, le Président du Conseil de l’UE, a par ailleurs convoqué un sommet d’urgence des dirigeants de l’UE le 10 avril. Il est presque certain que le Royaume-Uni demandera une prolongation de la date du retrait du 12 avril. (Samuel Stolton, Euractiv)
PRAGUE
La Commission n’est rien d‘autre qu’un secrétariat : La Commission européenne ne devrait pas prétendre être un gouvernement de l’UE, mais s’en tenir à sa tâche de fournir des services de secrétariat, a déclaré le président tchèque, Miloš Zeman, dans un entretien accordé à la télévision tchèque. Il soutient cependant la nomination de ministres des Finances et de la Défense de l’UE. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)
BUCAREST
Bucarest contre Bruxelles : Le chef du parti socialiste au pouvoir (PSD), Liviu Dragnea, a attaqué la Commission européenne, affirmant qu’une enquête du bureau antifraude européen violait ses droits de la défense. L’OLAF a constaté que les projets de construction de routes en Roumanie ont entraîné des paiements frauduleux d’un montant de 21 millions d’euros. L’agence européenne a transmis l’information à la direction roumaine de la lutte contre la corruption (DNA), qui a ensuite accusé Liviu Dragnea de fraude impliquant des fonds européens, de création d’un groupe criminel organisé et d’utilisation abusive de sa position pour son profit personnel. (Euractiv Roumanie)
ATHÈNES
Timmermans rencontre Tsipras : « Je ne vois pas pourquoi je ne peux pas avoir une coopération constructive avec la gauche unie », a déclaré Frans Timmermans, Spitzenkandidat du groupe socialiste. Alors que Timmermans cherche à obtenir des votes « progressistes » avant les européennes, le parti socialiste grec (Pasok) refuse de collaborer avec Syriza (gauche), au pouvoir, malgré les appels répétés des socialistes européens. Lors de la conférence de Pasok, Frans Timmermans a appelé à la collaboration. « Les différences qui existent ne sont rien comparées aux conséquences d’une victoire de la droite ». (Theodore Karaoulani, Euractiv Grèce)