Belgique : un accord sur BHV ouvre la voie à la formation d'un gouvernement

  Alors que les négociations durent depuis maintenant 500 jours, l'un des principaux obstacles à la formation d'un gouvernement en Belgique a été surmonté hier soir (14 septembre) lorsque les négociateurs ont annoncé un accord sur la question épineuse de la scission de la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

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Alors que les négociations durent depuis maintenant 500 jours, l'un des principaux obstacles à la formation d'un gouvernement en Belgique a été surmonté hier soir (14 septembre) lorsque les négociateurs ont annoncé un accord sur la question épineuse de la scission de la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

La scission de la circonscription électorale BHV, qui entoure Bruxelles, capitale de la Belgique, était une revendication clé des partis politiques de la région flamande néerlandophone où les nationalistes ont remporté haut la main les élections de l'an dernier.

Elio Di Rupo, le dirigeant socialiste de la région Wallonne francophone qui mène les négociations sur la formation d'un gouvernement, a déclaré que les huit partis qui participaient aux discussions avaient abouti à un accord visant à scinder cette zone.

« Les huit partis ont réussi à franchir ensemble les obstacles qui ont créé les difficultés de ces derniers jours », a déclaré M. Di Rupo dans un communiqué.

Même s'il reste beaucoup de travail, la résolution du problème de Bruxelles-Hal-Vilvorde est un grand pas en avant, a-t-il ajouté.

Cet accord a été qualifié d'« historique » par la presse belge des deux côtés de la frontière linguistique et la plupart des commentateurs s'attendent dès lors à la formation d'un gouvernement dans les semaines, voire les jours à venir.

Avancée sur BHV

La région bilingue de Bruxelles est géographiquement située en Flandres et les dirigeants politiques de cette région ont placé les questions linguistiques en tête du programme politique du pays. Cette question a longtemps entravé la formation d'un gouvernement fédéral, dans la mesure où certaines municipalités sont flamandes.

BHV est la seule circonscription officiellement bilingue, et non pas ou francophone, ou néerlandophone. Les francophones habitant dans ces municipalités, souvent majoritaires, jouissent de droits spéciaux, comme la possibilité de recevoir les documents administratifs en français et de se présenter aux élections locales.

« Même si le travail est encore loin d'être terminé et que de nombreux débats doivent être menés, l'étape franchie ce jour […] constitue un pas important », pouvait-on encore lire dans le communiqué de M. Di Rupo.

Plus de 500 jours de négociations

Les négociations pour la formation d'un gouvernement ont progressé en juillet, lorsque le parti conservateur flamand, le CD&V, a accepté de rejoindre les discussions sans l'Alliance Néo-Flamande (N-VA), le parti nationaliste dont l'ambition à long terme est de séparer les Flandres de la Belgique.

Cette initiative représente un tournant dans la politique du CD&V, qui insistait jusque là sur la participation de la N-VA aux négociations, craignant que le parti séparatiste ne gagne encore plus d'électeurs si de nouvelles élections étaient organisées.

Dans la mesure où la question de BHV est aujourd'hui réglée, la Belgique devrait bientôt pouvoir annoncer la formation d'un nouveau gouvernement.

Une fois BHV scindée, une fois ce problème résolu, il s'agira d'un signe de confiance et nous pourrons négocier un gouvernement, a déclaré Wouter Beke, le leader du CD&V, en juillet après avoir décidé de rejoindre la table des négociations.