Barroso veut une responsabilité « pénale » des acteurs financiers
Dans un entretien au Parisien - Aujourd’hui à France, le président de la Commission s’est prononcé en faveur de poursuites pénales contre les comportements abusifs sur les marchés.
Dans un entretien au Parisien – Aujourd’hui à France, le président de la Commission s’est prononcé en faveur de poursuites pénales contre les comportements abusifs sur les marchés.
De passage en France vendredi 14 octobre pour préparer le sommet de la zone euro du 23 octobre, José Manuel Barroso a déclaré que cette rencontre serait « un moment décisif » pour la suite des évènements en particulier le G20 de Cannes des 3 et 4 novembre. Il s’est exprimé dans une interview accordée au journal Le Parisien – Aujourd’hui en France.
Un signal fort
« Il faut que, (…), les Européens puissent poser officiellement les bases claires et consensuelles des réformes indispensables pour que la crise grecque ne se renouvelle pas », a répété le président de la Commission. Il a aussi souligné la nécessité d’écarter une bonne fois pour toute le risque de «contagion».
Evitant soigneusement de chiffrer le coût d’une recapitalisation des banques européennes, José Manuel Barroso a annoncé qu’il proposerait, jeudi 20 octobre, que soit reconnue « une responsabilité pénale individuelle des acteurs financiers ».
Il a jugé que les pratiques de certains avaient provoqué la crise actuelle et qu’il fallait maintenant les réguler, avec sanctions à la clé pour les contrevenants. « Ce sera une première dans la législation européenne, et un signal fort. »
Le courage
Interrogé sur le mouvement des Indignés qui sévit partout dans le monde, il a dit le « comprendre » mais a ajouté que « l’indignation ne suffit pas. Il faut l’action ».
Enfin, José Manuel Barroso s’est déclaré préoccupé par la montée de l’influence des extrêmes en Europe. « Parfois les partis traditionnels incorporent certains éléments du discours de l’extrême droite, en pensant répondre ainsi aux préoccupations des gens. Je dis aux leaders de droite, de gauche et du centre : vous vous trompez, car, pour critiquer l’Europe, vous trouverez toujours plus forts que vous ! Il faut avoir le courage de la défendre ».