Barroso entend diriger une Commission "indépendante" et "forte"
Dans son premier discours prononcé en tant que président de la Commission européenne, José Manuel Barroso s'est notamment dit convaincu qu'une Europe à 25 rendait plus que jamais pertinent le recours à la méthode communautaire.
Dans son premier discours prononcé en tant que
président de la Commission européenne, José
Manuel Barroso s’est notamment dit convaincu qu’une
Europe à 25 rendait plus que jamais pertinent le recours
à la méthode communautaire.
Dans son premier discours en tant que
président de la nouvelle Commission, prononcé
à l’occasion de l’ouverture de
l’année académique du Collège
d’Europe à Bruges, José Manuel Barroso a
estimé que « dans une Europe à 25, le
rôle de la Commission et de la méthode
communautaire était plus important que jamais ».
« Seule la Commission, avec son sens de
l’équilibre, sa capacité à trouver des
consensus et sa créativité, peut réussir
dans la recherche difficile de l’intérêt
général européen », a poursuivi
l’ancien premier ministre portugais.
José Manuel Barroso a notamment mis l’accent
sur le caractère unique de la Commission : disposant
du monopole de l’initiative législative,
l’institution bruxelloise jouit de prérogatives
allant au-delà d’un simple rôle
exécutif ; d’un autre côté, la
Commission exerce moins de pouvoir qu’un gouvernement
national, dans la mesure où le Conseil demeure
l’instance de décision unique pour les domaines
relevant de la souveraineté nationale (tels que
la politique étrangère). Pour jouer le
rôle de moteur de l’intégration
européenne, la Commission doit donc mettre en oeuvre
une « coopération étroite » et
dynamique avec les autres institutions européennes,
en particulier le Conseil et le Parlement.
S’adressant aux étudiants du Collège
d’Europe, l’une des universités les plus
reconnues dans le domaine des affaires européennes,
M. Barroso a aussi souligné le rôle crucial de
l’éducation, de la recherche et de innovation.
« Naguère ‘Cendrillons’ des politiques
européennes, la recherche, l’innovation et
l’éducation sont aujourd’hui arrivées
à maturité – même si, comme dans toute
famille, chacune a grandi à son propre rythme et
possède aujourd’hui son propre
caractère », a-t-il notamment
déclaré.
Le nouveau président de la Commission a
réclamé un accroissement des investissements
publics et privés en direction des secteurs de la
recherche et de l’innovation, tout en appelant à
une meilleure coopération entre la communauté
scientifique et les industries innovantes. Le rôle
du président doit être de « faire de nos
systèmes d’éducation des
références au niveau mondial. »