Baromètre industriel de l'État : l'industrie verte en tête des ouvertures d'usines en France, l'automobile en recul

Selon le dernier baromètre industriel publié jeudi par Bercy, l'industrie verte française s'est distinguée par de nombreuses ouvertures et agrandissements d'usines en 2024, tandis que le secteur automobile a connu des fermetures d'entrepôts et des réductions d'effectifs.

EURACTIV.com
Mulhouse (68), visit of PSA Peugeot Citroen plants
Visite des usines PSA Peugeot Citroën et de la ligne de production de la DS4 de Citroën à Mulhouse, en Alsace. [(Andia/Universal Images Group via Getty Images)]

Selon le dernier baromètre industriel publié jeudi par Bercy, l’industrie verte française s’est distinguée par de nombreuses ouvertures et agrandissements d’usines en 2024, tandis que le secteur automobile a connu des fermetures d’entrepôts et des réductions d’effectifs.

Le baromètre industriel de l’État, établi par la Direction générale des entreprises (DGE), fait état des décisions de réindustrialisation et de désindustrialisation prises sur le territoire français en 2024. Ses données doivent toutefois être manipulées avec précaution, car il ne fait pas de distinction entre les grands et les petits projets.

Selon le document, l’industrie verte arrive en tête du classement avec 27 ouvertures et agrandissements nets d’usines, suivie par le secteur agroalimentaire.

Dans le même temps, le bilan des industries mécaniques et des transports est négatif, avec respectivement 2 et 12 pertes ou réductions nettes d’usines sur l’année écoulée.

Le secteur automobile représente 31 des 36 « fermetures » d’usines dans les secteurs des transports. La mention « une dizaine d’ouvertures » enregistrées n’ont pas réussi à contrebalancer ces fermetures, selon le document, même si l’on inclut dans ces chiffres les décisions d’agrandissement et de réduction.

Le document conclut que « la réindustrialisation a ralenti, mais se poursuit », et souligne les évolutions positives enregistrées depuis 2022 : 454 ouvertures nettes et agrandissements importants, dont 89 l’année dernière.

Mais pour la première fois en trois ans, le solde net des ouvertures et fermetures simples, sans tenir compte des agrandissements ou des réductions, est négatif.

« Bien que la dynamique de réindustrialisation reste positive, elle a ralenti au cours de l’année 2024, et d’autres indicateurs gouvernementaux laissent présager une poursuite de cette tendance en 2025 », indique le baromètre.

Il mentionne l’augmentation des faillites d’entreprises, l’augmentation des plans de sauvegarde de l’emploi qui pourraient indiquer une poursuite des fermetures à l’avenir, la réduction des permis environnementaux et la réduction des investissements directs étrangers en 2024 par rapport à 2023.