Autriche : énième échec des négociations pour former un gouvernement

L’extrême droite et les conservateurs n’ont pas réussi à s’entendre. Le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) a annoncé ce mercredi la rupture des négociations de coalition avec le Parti populaire autrichien (ÖVP).

EURACTIV.com
Far-Right FPOe To Lead Second Round Of Austrian Coalition Negotiations
Herbert Kickl, président du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), d'extrême droite, est accueilli par le président autrichien Alexander van der Bellen pour une réunion au bureau du président le 6 janvier 2025 à Vienne, en Autriche. [Thomas Kronsteiner/Getty Images]

L’extrême droite et les conservateurs n’ont pas trouvé de compromis. Le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) a annoncé ce mercredi la rupture des négociations de coalition avec le Parti populaire autrichien (ÖVP).

Cette rupture serait liée à l’insistance du FPÖ pour prendre le contrôle du ministère de l’Intérieur, un poste que l’ÖVP revendiquait également.

Selon les informations des médias locaux, le FPÖ a lancé un ultimatum à l’ÖVP, mais le parti conservateur semble avoir refusé. En échange des concessions voulues par le FPÖ, l’ÖVP aurait obtenu des portefeuilles clés, tels que les affaires étrangères, l’économie, les infrastructures et la défense.

Le président du FPÖ, Herbert Kickl, « vient d’informer le président fédéral Alexander Van der Bellen que les négociations de coalition avec l’ÖVP ont échoué et qu’il rend donc le mandat de former un gouvernement », rapporte le journal autrichien Der Standard.

Vienne est dans l’impasse politique depuis les élections législatives de septembre dernier. Le FPÖ d’Herbert Kickl a remporté le scrutin avec 29 % des voix, une première historique pour le parti d’extrême droite, qui fait toutefois l’objet d’un cordon sanitaire en raison de ses tendances nationalistes et eurosceptiques.

L’ÖVP, le Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) de centre gauche, et le parti libéral NEOS ont donc d’abord tenté de former une coalition centriste. Mais cet effort a échoué et le chancelier de l’époque, Karl Nehammer, a démissionné. L’ÖVP s’est donc tourné vers la droite, offrant au FPÖ la possibilité de diriger un gouvernement autrichien pour la première fois.

Après l’énième échec des négociations, deux options restent envisageables : de nouvelles élections, qui renforceraient probablement le FPÖ, ou une nouvelle tentative de négociations de coalition centriste, impliquant l’ÖVP, le SPÖ et le parti NEOS.

(AM)