Auditions au Parlement : Frattini hors de danger
La prestation de Franco Frattini devant les députés européens a été jugée convaincante par la plupart des observateurs, le candidat de Rome étant parvenu à écarter les accusations portant sur sa partialité supposée à l'égard de Silvio Berlusconi.
La prestation de Franco Frattini devant les
députés européens a été jugée
convaincante par la plupart des observateurs, le candidat de
Rome étant parvenu à écarter les
accusations portant sur sa partialité
supposée à l’égard de Silvio
Berlusconi.
Franco Frattini semblait à l’abri de toute
mauvaise surprise, lundi 15 novembre au soir, à
l’issue de son audition devant la commission du
Parlement européen en charge des libertés
civiles, de la justice et des affaires
intérieures.
Le nouveau Commissaire désigné à la
liberté, à la sécurité et à la
justice a rejeté les attaques émanant des
groupes socialiste et vert, attaques portant
notamment sur son rôle dans la préparation
d’un projet de loi visant à soustraire le
premier ministre italien Silvio Berlusconi à
l’obligation de vendre son empire
médiatique.
« Je suis ici en tant que candidat pour
représenter l’Europe, pas pour défendre ou
représenter un gouvernement national ni pour parler
d’histoires anciennes », a déclaré
M. Frattini.
Le groupe PPE-DE – auquel appartient la
formation du candidat italien, Forza Italia – a
qualifié la prestation de M. Frattini de
« brillante ». Dans un communiqué, le groupe
PPE a déclaré que M. Frattini « avait
apporté la preuve de son indépendance à
l’égard de tout gouvernement » et
montré sa « détermination à
coopérer avec le Parlement sur des sujets
essentiels tels que la lutte contre le terrorisme,
l’immigration illégale et le trafic
d’êtres humains ».
Le nouveau Commissaire désigné à
l’énergie, le Letton Andris Piebalgs, a
livré une prestation jugée elle aussi solide
par une majorité d’observateurs. Les groupes PSE
et PPE ont tous deux décrit M. Piebalgs comme un
candidat « compétent ». Il a
démontré « qu’il comprenait
le besoin de trouver un équilibre entre la
politique énergétique et la politique
environnementale, ainsi que les besoins de
l’Europe en matière d’énergies
renouvelables et de sécurité
nucléaire », a déclaré le
vice-président du groupe PPE-DE, Timothy
Kirkhope.
Le vote du Parlement sur la nouvelle Commission
Barroso interviendra ce jeudi 18 novembre.