Au Nicaragua, le président iranien réitère sa dénonciation des « impérialistes »
Le président iranien Ebrahim Raïssi a une nouvelle fois dénoncé « les puissances impérialistes » lors de l’étape au Nicaragua de sa tournée en Amérique latine chez des « pays amis », après le Venezuela et avant Cuba.
Le président iranien Ebrahim Raïssi a une nouvelle fois dénoncé « les puissances impérialistes » lors de l’étape au Nicaragua de sa tournée en Amérique latine chez des « pays amis », après le Venezuela et avant Cuba.
« Les peuples d’Iran et du Nicaragua partagent une histoire commune de lutte, de résistance, de révolutions et de combat contre un ennemi commun », a dit M. Raïssi, dénonçant les États-Unis et d’autres « puissances impérialistes » responsables à ses yeux de déstabiliser des gouvernements indépendants par des tentatives de coup d’État et des sanctions économiques.
M. Raïssi est arrivé mardi (13 juin) au Nicaragua pour discuter avec son homologue nicaraguayen, Daniel Ortega, d’accords de coopération bilatérale dans les domaines de la science et de la technologie, de l’énergie, de l’économie et du commerce, de la culture et de la politique.
« Nous sommes prêts à partager nos capacités et nos expériences avec le pays frère et ami qu’est le Nicaragua », a déclaré, selon la traduction officielle, M. Raïssi devant les députés nicaraguayens au dernier jour de sa visite.
Le dirigeant iranien avait entamé au Venezuela, sous le coup de sanctions internationales, sur le même ton anti-impérialiste, sa tournée en Amérique latine qu’il doit achever par une dernière étape à Cuba.
Mi-avril, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait visité ces trois mêmes pays, ainsi que le Brésil.
Daniel Ortega a été réélu en novembre 2021 pour un quatrième mandat consécutif à l’issue d’un scrutin duquel étaient absents ses rivaux arrêtés ou contraints à l’exil. Il avait dénoncé comme une tentative de coup d’État les manifestations réclamant son départ en 2018 qui, sévèrement réprimées, ont fait plus de 350 morts.
Depuis quatre ans, l’Union européenne et les États-Unis ont imposé de nombreuses sanctions au Nicaragua et à des personnalités du régime.
C’est la seconde visite d’un président iranien au Nicaragua après celles de Mahmoud Ahmadinejad en 2007 et 2012, déjà pour rencontrer Daniel Ortega, au pouvoir sans discontinuer depuis 2007.
M. Ortega a notamment défendu en février le droit de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire.