Angela Merkel s’engage à coopérer sur la stabilité de la zone euro
La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré hier (18 mars) qu’elle collaborerait avec d’autres dirigeants européens afin de garantir la stabilité de la zone euro. Cette déclaration survient après que le plan de sauvetage de Chypre conclu ce week-end, qui impose une taxe sur les dépôts bancaires, a provoqué des ondes de choc dans la zone euro.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré hier (18 mars) qu’elle collaborerait avec d’autres dirigeants européens afin de garantir la stabilité de la zone euro. Cette déclaration survient après que le plan de sauvetage de Chypre conclu ce week-end, qui impose une taxe sur les dépôts bancaires, a provoqué des ondes de choc dans la zone euro.
« Dans le cadre de nos fonctions politiques, nous avons travaillé pour assurer la stabilité de la zone euro », a affirmé la chancelière allemande lors d'une déclaration aux côtés du président français, François Hollande, et du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avant une réunion avec des industriels européens sur les thèmes de la croissance, de l'emploi et de la compétitivité.
« Nous avons fait cela par le passé et nous allons continuer de le faire comme nous l'avons fait ces derniers jours avec Chypre. Ici aussi nous voulons nous assurer que l'euro reste stable », a-t-elle indiqué.
Le gouvernement chypriote s'est efforcé de réviser le projet convenu ce week-end par les ministres des finances de la zone euro. Ce projet a entraîné des réactions politiques négatives, fait chuter l'euro et pèse sur les marchés boursiers du monde.
Les ministres chypriotes souhaitent réduire la pression sur les épargnants dont les dépôts ne dépassent pas 100 000 euros avant le vote d'aujourd'hui au sein du Parlement chypriote. En vertu du projet conclu ce week-end, un prélèvement de 6,75 % serait imposé sur ces dépôts, même s'ils sont supposés être entièrement garantis.
José Manuel Barroso a tenté de mettre en exergue les éléments positifs et le potentiel européen. Il a ajouté que l'Europe avait la volonté d'agir davantage et mieux.
« [L'Europe] dispose des capacités intellectuelles pour exceller à l'échelle mondiale. Elle détient un modèle de société dont nous pouvons être fiers et qui vaut la peine d’être conservé et modernisé. Dans le même temps, elle a la modestie d'accepter que nous pouvons corriger de nombreux facteurs et progresser en vue d’achever bon nombre de nos travaux », a-t-il déclaré, en ajoutant que nous devons garder notre sang-froid et rester dans la course.
M. Barroso a souligné que les réformes structurelles en cours, accompagnées de mesures qui visent à assainir les finances publiques et à investir de manière durable et ciblée dans des domaines tels que la recherche et l'innovation, l'éducation, l'emploi et les infrastructures, porteront leurs fruits.