Angela Merkel en faveur d'une taxe sur les transactions financières
La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré hier (11 juin) qu'elle plaiderait pour une taxe sur les transactions financières. Elle a ainsi répondu aux craintes de l'opposition de centre-gauche qui pensait que son gouvernement n'utilisait ce prétexte que pour faire passer le pacte budgétaire au parlement.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré hier (11 juin) qu'elle plaiderait pour une taxe sur les transactions financières. Elle a ainsi répondu aux craintes de l'opposition de centre-gauche qui pensait que son gouvernement n'utilisait ce prétexte que pour faire passer le pacte budgétaire au parlement.
En réponse à l'annonce du soutien de Mme Merkel en faveur d'une taxe européenne, un fonctionnaire du Trésor britannique a déclaré que le gouvernement du Royaume-Uni demeurait farouchement opposé à cette idée et qu'il bloquerait toute tentative de l'Union européenne d'introduire une TTF.
A Francfort, Mme Merkel a déclaré : « Le gouvernement fédéral, en accord avec l'opposition, fera campagne pour [une taxe sur les transactions financières]. » Elle a ajouté que l'Allemagne avait besoin de banques qui fonctionnent et d'une certaine justice dans le secteur financier.
La presse a affirmé ce week-end que Mme Merkel ne souhaitait pas vraiment mettre en oeuvre une taxe sur les transactions financières, ce qui a mis en rogne les partis de l'opposition et menacé un accord conclu la semaine avec l'opposition sur le pacte budgétaire européen.
Der Spiegel a rapporté dimanche que le chef de la Chancellerie fédérale, Ronald Pofalla, avait déclaré qu'une telle taxe ne serait pas adoptée au cours de l'actuelle législature pour que la coalition de centre-droit puisse soutenir l'idée en principe tout en sachant qu'elle n'aurait pas à agir de si tôt.
Les sociaux-démocrates de centre-gauche (SPD) ont fait du progrès sur ce dossier et des mesures de croissance des conditions pour leur approbation du pacte budgétaire et du fonds de sauvetage européen permanent, le Mécanisme européen de stabilité (MES).
Les dirigeants parlementaires devaient discuter d'un accord avant que les chefs de parti rencontrent Mme Merkel mercredi.
Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, a affirmé que Mme Merkel était convaincue de la nécessité d'une taxe sur les transactions financières et qu'elle aborderait la question lors de sa réunion à Rome le 22 juin prochain avec les dirigeants espagnol, français et italien.
« François Hollande devrait lui aussi se révéler en faveur de la TTF », a expliqué M. Seibert.
Le premier ministre britannique, David Cameron, s'est quant à lui exprimé contre cette idée et un porte-parole du Trésor à rappelé l'opposition du gouvernement hier.
« Le Royaume-Uni est contre une taxe sur les transactions financières à l'échelle de l'UE des Vingt-Sept et, si nécessaire, nous y opposerons notre veto », a-t-il affirmé.
La Grande-Bretagne campe sur ses positions et ne pourrait envisager une taxe sur les transactions qu’à la seule condition qu’elle soit instaurée à l’échelle mondiale.