Amazon néglige la sécurité de ses employés selon la justice française
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PARIS
Amazon rappelé à l’ordre. Le tribunal de Nanterre a demandé à Amazon de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels jusqu’à ce qu’une évaluation des risques d’épidémie puisse être effectuée. Le tribunal de Nanterre, près de Paris, a déclaré dans son jugement que « l’entreprise a[vait] manifestement ignoré ses obligations en matière de sécurité et de santé de ses travailleurs ». Sud, le syndicat qui a déposé la plainte la semaine dernière a déclaré qu’Amazon continuait à travailler pendant la pandémie « comme si de rien n’était » et a dénoncé la situation dans les entrepôts comme étant « une bombe sanitaire et sociale ». (Euractiv France)
BERLIN
Un ralentissement, pas un endiguement. Le président de l’Institut Robert Koch, Lothar Wieler, a mis en garde contre une vision trop optimiste des effets provoqués par les mesures d’éloignement social en vigueur en Allemagne, lors d’une conférence de presse mardi 14 avril. « Nous ne pouvons pas encore parler d’endiguement. Nous constatons un ralentissement », a-t-il déclaré aux journalistes. Il faut selon lui continuer à respecter les directives gouvernementales, étant donné les « niveaux d’infection relativement élevés » et l’absence de preuve évidente de leur diminution. Ce message intervient avant la téléconférence qui doit avoir lieu ce mercredi 15 avril entre la chancelière Angela Merkel (CDU) et les 16 ministres-présidents des États fédérés, qui porte sur un éventuel assouplissement des restrictions à la vie publique. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)
VIENNE
L’Autriche ouvre ses premiers magasins. Conformément à la stratégie de sortie définie la semaine dernière, le gouvernement a autorisé la réouverture de certains magasins mardi 14 avril. Il s’agit de petits magasins (moins de 400 mètres carrés) ainsi que de centres d’amélioration de l’habitat. Certains observateurs craignent que cela n’entraîne une recrudescence des nouvelles infections. Lors d’une conférence de presse, le ministre de la Santé, Rudolf Anschober (Verts), a déclaré que le taux quotidien de nouvelles infections était tombé à bon plus bas niveau entre lundi 13 et mardi 14 avril (0,8 %). Mercredi 15 avril, le gouvernement présentera des règles actualisées – probablement moins strictes – pour les événements sportifs et culturels. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)
BRUXELLES
La Belgique emboîtera-t-elle le pas à la France ? Le Conseil national de sécurité belge doit décider ce mercredi 15 avril si et jusqu’à quand les mesures de confinement actuelles seront prolongées. L’option du 3 mai avait été proposée lors de la dernière réunion. Cependant, comme la France a prolongé son confinement jusqu’au 11 mai, Bruxelles pourrait suivre. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)
HELSINKI
Il est indispensable d’aider les pays en développement. Jutta Urpilainen, la commissaire européenne chargée des partenariats internationaux, avertit que si rien n’est fait pour aider les pays en développement, une deuxième vague de coronavirus va déferler sur l’Europe. L’UE n’a pas seulement l’obligation morale d’aider les pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, c’est aussi dans son propre intérêt, a-t-elle déclaré à la société de radiodiffusion finlandaise lors d’une interview mardi 14 avril. (Pekka Vänttinen, Euractiv.com)
STOCKHOLM
Les universitaires critiquent le gouvernement. Mardi 14 avril, vingt-deux chercheurs, professeurs et médecins suédois ont publié une lettre ouverte critiquant la stratégie suivie par le gouvernement et les autorités. Celle-ci a paru dans le plus grand journal du pays, Dagens Nyhete. Les signataires affirment que les politiques de lutte contre le coronavirus ont été trop indulgentes et demandent des mesures plus sévères, notamment la fermeture des écoles et des restaurants. (Pekka Vänttinen, Euractiv.com)
LONDRES
Les travaillistes demandent un plan de sortie. Le gouvernement devrait publier cette semaine une stratégie de sortie du verrouillage lié au coronavirus, a demandé le leader du parti travailliste, Keir Starmer. Dans un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, qui remplace Boris Johnson pendant que le Premier ministre se remet de son traitement hospitalier contre le coronavirus, Keir Starmer a déclaré que « la question pour jeudi (16 avril) n'[était] plus de savoir si le verrouillage [devait] être prolongé, mais quelle [était] la position du gouvernement sur la manière et le moment où il pourra[it] être assoupli et sur les critères qui ser[aient] utilisés pour prendre cette décision ».
DUBLIN
Premier pas vers nouveau gouvernement. Le Fine Gael et le Fianna Fáil ont trouvé un terrain d’entente sur un document politique commun qui pourrait les rapprocher de la formation d’un gouvernement de coalition. Cet accord fait suite aux discussions entre leurs dirigeants respectifs, Leo Varadkar et Micheál Martin, mardi 14 avril. L’agence de presse irlandaise RTE rapporte que les deux dirigeants ont déclaré leur engagement à former un gouvernement majoritaire composé de trois partis ou plus, sur une période de cinq ans. Le texte sera distribué aux deux partis parlementaires ce mercredi 15 avril, dans le but d’obtenir leur approbation pour ces plans. (Samuel Stolton, Euractiv.com)
ROME
Le MES divise la coalition. La coalition au pouvoir en Italie est divisée sur l’utilisation des ressources du fonds de sauvetage de la zone euro (MES). Le Parti démocratique de centre-gauche (PD) et le parti centriste Italia Viva (IV) ont l’intention d’utiliser les ressources disponibles du MES, à hauteur de 36 milliards d’euros, pour couvrir les coûts de l’urgence sanitaire provoquée par COVID-19. En revanche, le parti anti-establishment Mouvement Cinq étoiles reste réticent. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a lui aussi déclaré à plusieurs reprises que le fonds constituait un outil inadéquat, défendant l’émission d’euro-obligations à la place. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)
MADRID
Alerte à la récession. Selon le FMI, l’économie espagnole se contractera de 8 % cette année. Dans son rapport semestriel sur les perspectives de l’économie mondiale publié mardi 14 avril, le FMI a également prévu que le nombre de chômeurs en Espagne atteindrait 20,8 %. « Ce sont des chiffres préliminaires », a déclaré María Jesús Montero, la porte-parole du gouvernement, à propos du document lors d’un point de presse quotidien. « Pour l’instant, la priorité reste de sauver des vies et de minimiser les dommages causés à nos capacités de production », a-t-elle ajouté. (Jake Threadgould, Euroefe)
VARSOVIE
L’avortement et l’éducation sexuelle. Ce mercredi 15 avril, le Sejm polonais, la chambre basse du parlement, débattra des projets de loi qui prévoient une réduction drastique du droit à l’avortement (qui est déjà illégal sauf dans trois cas) et une limitation de l’éducation sexuelle dans les écoles. Ces projets de loi ont suscité la controverse, leurs détracteurs soulignent non seulement qu’ils restreignent les droits des femmes, mais aussi le mauvais timing de leur introduction, en pleine pandémie. Il n’est pas certain que le parti au pouvoir, Droit et Justice (PiS), aille de l’avant avec ces projets de loi, car il n’est peut-être pas prêt à se lancer dans un nouveau combat acharné avec l’opposition, alors qu’il doit déjà assurer la gestion de la crise du coronavirus. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)
PRAGUE
Stratégie de sortie révélée. Le gouvernement tchèque a publié un plan de sortie du confinement instauré en raison de l’épidémie de COVID-19. Celui-ci prévoit un assouplissement progressif des mesures en cinq phases entre le 20 avril et le 8 juin. À partir du 20 avril, les marchés fermiers et les artisans pourront reprendre leur activité dans des conditions d’hygiène strictes. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)
BUCAREST
Refus de cosigner la lettre d’expulsion de Viktor Orban. Le Parti national libéral roumain (PNL) ne s’est pas joint à l’appel de 13 dirigeants de centre-droit pour expulser du Parti populaire européen (PPE) le Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Le PNL craint un retour de bâton à la frontière roumano-hongroise. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)
ZAGREB
Prévisions du FMI. Selon une analyse du FMI, l’économie croate va se contracter de 9 % jusqu’à la fin de l’année. Le tourisme devrait être particulièrement touché. La reprise est attendue l’année prochaine, avec une croissance estimée à 4,9 %. Le FMI prévoit une croissance significative du chômage en Croatie cette année, qui pourrait dépasser 11,5 %, mais qui devrait retomber à 8 % en 2021. (Tea Trubić Macan, Euractiv Croatie)