Alstom : Développer les technologies de captage et de stockage du CO2
L’UE accuse un retard important dans le développement des technologies de capture et de stockage du CO2 (CSC). Pourtant, les enjeux économiques et environnementaux de la production d’électricité à partir du charbon sont d’une importance primordiale pour l’avenir. Alstom souhaite donc que la Présidence française de l’UE en 2008 soutienne financièrement des projets pilotes de CSC pour encourager leur développement sur le territoire européen.
L’UE accuse un retard important dans le développement des technologies de capture et de stockage du CO2 (CSC). Pourtant, les enjeux économiques et environnementaux de la production d’électricité à partir du charbon sont d’une importance primordiale pour l’avenir. Alstom souhaite donc que la Présidence française de l’UE en 2008 soutienne financièrement des projets pilotes de CSC pour encourager leur développement sur le territoire européen.
Diagnostic :
Les enjeux économiques et environnementaux de la production d’électricité à partir du charbon sont d’une importance primordiale pour le monde de demain :
– la part de la production d’électricité à partir du charbon représente 40% de la production d’électricité mondiale ;
– dans l’économie mondiale, 30% des émissions de CO2 tous secteurs confondus sont liées à la combustion du charbon ;
– les réserves de charbon sont abondantes et largement distribuées dans le monde ;
– la compétitivité du charbon s’est renforcée ces dernières années dans un contexte de hausse et de volatilité des prix du gaz et du pétrole.
Il n’existe pas de solution unique pour traiter les émissions de CO2 des centrales thermiques mais un ensemble de mesures. La première est de réduire les quantités d’émissions de CO2 en améliorant l’efficacité énergétique des centrales existantes. La seconde est de développer les technologies de capture et stockage de CO2 en favorisant celles qui sont adaptables sur les centrales existantes, sans devoir attendre le renouvellement des centrales.
Parvenir à une combustion propre du charbon sans émission de CO2 est donc un enjeu critique. Les technologies de capture et de stockage du CO2 (CSC) représentent l’option la plus prometteuse. Les recherches fondamentales ont permis de tester la validité des procédés de CSC en laboratoire. Ces recherches doivent se poursuivre par des démonstrateurs de taille industrielle pour tester les technologies à plus grande échelle, réduire leurs coûts et progresser vers leur commercialisation à partir de 2010.
Aux États-Unis, au Canada et au Japon, les pouvoirs publics jouent un rôle moteur dans le développement de plates-formes technologiques en les dotant de moyens ambitieux. Ils apportent un soutien financier de plusieurs centaines de millions d’euros et un cadre réglementaire simplifié pour aider leurs centres de recherche et leurs industriels à devenir leaders sur le marché mondial des technologies propres.
L’Europe accuse un retard important : l’objectif de la Commission européenne de mise en place de 12 démonstrateurs à grande échelle pour les centrales électriques au charbon et au gaz d’ici 2015 est très loin d’être atteint. Si l’Europe tarde à lancer ces projets, le risque est de se voir distancer par les grands acteurs, notamment américains et japonais, sur les marchés exports (Chine, Inde, etc.) et de pénaliser durement l’industrie européenne.
Solutions envisagées :
L’UE doit soutenir financièrement les projets pilotes de CSC pour encourager leur développement sur le territoire européen. Ce n’est qu’à cette seule condition que l’UE pourra remplir son objectif de doter toutes les nouvelles centrales électriques au charbon d’un système de capture et de séquestration du CO2 d’ici 2020, comme annoncé dans sa plate-forme technologique créée en 2005. Ces initiatives technologiques permettraient à l’Europe de disposer d’une industrie à la pointe de la technologie en matière de captage, transport et stockage du CO2.