Allaoui demande aux dirigeants européens de s'impliquer davantage dans la reconstruction de

Le premier ministre irakien par intérim, Iyad Allaoui, demande aux Etats européens hostiles à la guerre de passer du rôle de "spectateurs" à celui de participants actifs dans la reconstruction du pays. 

Le premier ministre irakien par intérim,
Iyad Allaoui, demande aux Etats européens
hostiles à la guerre de passer du rôle
de « spectateurs » à celui de participants
actifs dans la reconstruction du
pays. 

Le premier ministre irakien Iyad Allaoui a invité
les dirigeants européens à jouer un rôle
plus actif dans la reconstruction de son
pays. « Je veux m’adresser aux Etats
qui se sont contentés d’un rôle de
spectateur pour leur demander leur soutien afin de
reconstruire un Irak meilleur », a notamment
déclaré, ce jeudi 4 novembre, le
premier ministre irakien.
M. Allaoui effectuait hier une brève
étape en Italie avant de se rendre à
Bruxelles pour participer au Conseil européen
des 4 et 5 novembre.

La remarque de M. Allaoui visait
principalement les Etats européens ayant
affiché leur opposition à
l’intervention américaine en Irak, en
particulier la France et l’Allemagne. M. Allaoui
avait récemment affirmé que la position de
Paris sur le conflit
irakien ne mettait pas la France
à l’abri de futures attaques
terroristes.   

Le président français Jacques Chirac
quittera Bruxelles tôt dans la journée du 5
novembre, ses collaborateurs ayant indiqué que ce
départ précoce n’était en
rien lié à la venue de M.
Allaoui. Selon les explications
officielles fournies par les services de la
présidence française, M. Chirac doit
se rendre à Abu Dhabi ce vendredi pour
assister à une cérémonie à la
mémoire du défunt dirigeant des Emirats
arabes unis, le cheikh Zayed bin Sultan
al-Nahayan.

Les propos de M Allaoui interviennent au lendemain de
l’annonce du prochain retrait des 300 soldats
hongrois présents en Irak. La Pologne a
également annoncé qu’elle procèderait
à un retrait partiel de ses troupes après
les élections irakiennes de janvier
2005. 

Les dirigeants européens doivent débloquer
une enveloppe supplémentaire de 16,5 millions
d’euros pour contribuer à la bonne organisation
des futures élections en Irak (cette somme venant
s’ajouter aux 15 millions d’euros déjà
accordés dans cette perspective). Le soutien
financier apporté par l’UE aux
efforts de reconstruction de
l’Irak représente
un total de 320 millions d’euros.