Alexis Tsipras appelle au respect du choix des citoyens européens
La désignation d'un candidat-surprise à la présidence de la Commission européenne transformerait les élections européennes en une mascarade, selon Alexis Tsipras, candidat au poste pour la gauche radicale européenne. Il demande aux dirigeants européens de respecter le nouveau processus démocratique de l’Union. Un article d'EURACTIV Grèce.
La désignation d’un candidat-surprise à la présidence de la Commission européenne transformerait les élections européennes en une mascarade, selon Alexis Tsipras, candidat au poste pour la gauche radicale européenne. Il demande aux dirigeants européens de respecter le nouveau processus démocratique de l’Union. Un article d’EURACTIV Grèce.
Alexis Tsipras, candidat de la gauche radicale à la Commission européenne, s’est opposé dans un communiqué du 30 mai à tout candidat à la tête de l’exécutif qui n’aurait pas participé à la campagne européenne.
Les chefs d’État et de gouvernement européens ont donné un mandat au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, en vue de trouver un nouveau président de la Commission.
>> Lire : Doutes sur la présidence de la Commission
Lors des européennes, Syriza a engrangé 26,6 % des suffrages grecs, suivi par le parti du premier ministre, Nouvelle Démocratie, avec 22,1 %. Les deux partis ont obtenu ainsi respectivement 6 et 5 sièges au sein du nouveau Parlement européen. La gauche radicale européenne a assuré au moins 45 sièges avec un score de 6 %.
Du respect des principes démocratiques
Alexis Tsipras avait déclaré durant la campagne des européennes que les citoyens européens étaient invités à « exprimer leur choix parmi les cinq candidats, qui avaient été choisis par les principaux partis du Parlement européen. En tant que candidats, nous avons fait campagne, débattu et cherché les voix des citoyens européens ».
« De mon point de vue, le Conseil européen ne devrait désigner aucun candidat à la présidence de la Commission qui n’aurait pas fait campagne pour les européennes », a-t-il affirmé. À ses yeux, la désignation de tout autre candidat jetterait le discrédit sur les élections européennes et « les transformeraient en mascarade ».
Alexis Tsipras a également déclaré qu’il s’agissait d’un principe démocratique fondamental, mais aussi que le Conseil européen avait « l’obligation morale » de mettre en avant le candidat ayant obtenu le plus de voix lors des élections européennes.
Selon le leader de Syriza, le candidat du PPE, Jean-Claude Juncker, devrait être le premier à former la majorité requise malgré leurs divergences politiques : il a en effet remporté les élections européennes et devrait commencer les négociations avec les autres partis politiques.