Afflux de petits colis : Bruxelles propose des frais de 2 euros

La Commission européenne souhaite instaurer des frais de 2 euros sur chaque colis entrant dans l’Union européenne, en réponse à la forte hausse des importations de faible valeur liée à la popularité croissante des boutiques en ligne.

/ EURACTIV.com
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« Cet afflux massif de colis — 4,6 milliards l’an dernier — constitue un défi totalement nouveau », a déclaré Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce. [EP/Laurie DIEFFEMBACQ]

La Commission européenne souhaite instaurer des frais de 2 euros sur chaque colis entrant dans l’Union européenne, en réponse à la forte hausse des importations de faible valeur liée à la popularité croissante des boutiques en ligne.

« Cet afflux massif de colis — 4,6 milliards l’an dernier — constitue un défi totalement nouveau », a déclaré Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce, devant la commission du Marché intérieur (IMCO) du Parlement européen, mardi 20 mai.

L’exécutif européen propose de prélever 2 euros par commande livrée directement à un particulier, et 0,50 euro pour les colis expédiés vers des entrepôts situés dans l’UE avant d’être redistribuées aux consommateurs, selon un document obtenu par Euractiv.

« On parle de 2 euros par paquet, payé par la plateforme », a précisé le commissaire, avant d’ajouter qu’il considère la mesure non comme une taxe « mais plutôt comme un moyen de compenser les coûts engendrés » par le traitement de l’afflux des petits colis.

La majorité de ces colis ont une valeur inférieure à 150 euros, ce qui leur permet d’échapper aux droits de douane et aux contrôles systématiques.

Le flux de colis bon marché « est en constante augmentation grâce aux places de marché à bas prix telles que Shein et Temu », a noté l’eurodéputée verte Anna Cavazzini, qui préside la commission IMCO du Parlement.

Les services douaniers sont débordés par le volume reçus, a-t-elle poursuivi.

Une partie des recettes de ces frais irait aux douanes nationales pour couvrir les coûts de traitement de tous les envois bon marché, tandis que le reste pourrait être redirigé vers le budget de l’UE, selon le projet de texte.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]