Adhésion à l'OTAN : la Hongrie accuse la Suède de répandre des « fake news »

Alors que l’adhésion de la Suède à l’OTAN doit être examinée par le parlement hongrois cette semaine, Budapest a envoyé une délégation en Suède pour répondre aux « préoccupations légitimes » concernant la diffusion par la Suède de « fake news » sur la Hongrie au cours des dernières années.

/ EURACTIV.com avec telex
Opening day of the Hungarian parliament’s spring session in Budapest
« Ces dernières années, des mensonges et des informations fabriquées de toutes pièces sur la Hongrie ont été diffusés par des fonctionnaires du gouvernement suédois », a déclaré Peter Szijjarto, ministre hongrois des Affaires étrangères, à la chaîne SVT, dans le cadre de l’émission Agenda. [Szilard Koszticsak/EPA-EFE]

Alors que l’adhésion de la Suède à l’OTAN doit être examinée par le parlement hongrois cette semaine, Budapest a envoyé une délégation en Suède pour répondre aux « préoccupations légitimes » concernant la diffusion par la Suède de « fake news » sur la Hongrie au cours des dernières années.

« Ces dernières années, des mensonges et des informations fabriquées de toutes pièces sur la Hongrie ont été diffusés par des fonctionnaires du gouvernement suédois », a déclaré Peter Szijjarto, ministre hongrois des Affaires étrangères, à la chaîne SVT, dans le cadre de l’émission Agenda.

Selon M. Szijjarto, des fonctionnaires du gouvernement suédois sont coupables d’avoir insulté des députés hongrois, ce que la Hongrie souhaite aujourd’hui tirer au clair.

« Pour répondre à nos préoccupations légitimes, nous avons décidé d’envoyer une délégation au parlement suédois », a déclaré M. Szijjarto.

Les débats parlementaires hongrois au sujet de l’adhésion de la Suède à l’OTAN a été retardée de plusieurs mois. En cause : une série de propositions législatives urgentes et nécessaires pour obtenir les fonds de relance post-Covid-19 de l’UE et une volonté affichée de la part de l’exécutif de faire traîner le sujet.

L’automne dernier, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán avait déclaré que le pays ratifierait la candidature de la Suède et de la Finlande au début de 2023, mais sa volonté d’approuver cette candidature a été remise en question à plusieurs reprises, notamment dans les médias suédois par la députée socialiste hongroise de l’opposition Agnes Vadai.

« Il y a des rumeurs selon lesquelles M. Orbán veut faire plaisir à M. Poutine. Surtout quand il s’agit de la Finlande, car il y aura une longue frontière avec l’OTAN », a-t-elle déclaré à Aftonbladet au début du mois. Elle estime aussi que M. Orbán fait un geste en direction de la Turquie, autre pays non-membre de l’OTAN.

Malgré la volonté apparente de Viktor Orbán d’approuver les demandes de la Suède et de la Finlande, Mme Vadai a déclaré qu’elle ne lui ferait pas nécessairement confiance.

M. Orbán peut « changer d’avis à tout moment. Soit pour des raisons politiques, soit pour rendre service à quelqu’un », a-t-elle déclaré.